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Sous les toits de Paris • René Clair • 1930 René Clair / 1930

Dans un quartier populaire de Paris, Albert, un chanteur des rues sans le sou, habite une chambre sous les toits. Il rencontre la belle roumaine Pola dont il tombe amoureux, mais il n’est pas le seul dans ce cas… (ouverture du film)
Cinexploria se met en pause pour quelques mois, mais vous promet de revenir tôt ou tard avec de nouveaux extraits !
René Clair (1898-1981), qui fut aussi romancier et metteur en scène de théâtre, est surtout retenu par la cinéphilie contemporaine pour son premier coup d’éclat, Entr’acte (1924), un court-métrage dadaïste. Mais il fut longtemps plus connu comme réalisateur majeur des débuts du cinéma parlant, en une série de comédies cultivant (et popularisant à l’étranger) l’image d’un Paris populaire et bon vivant, et dont les expérimentations ou trouvailles posèrent les tous premiers jalons et principes du cinéma sonore (ce qui lui vaudra l’admiration de plusieurs cinéastes internationaux – dont Chaplin, qui s’inspirera explicitement de son film À nous la liberté). Le succès se tarit pour lui dans la deuxième moitié des années 30 : René Clair passe alors d’abord par Londres, puis par les USA pour fuir la guerre (il tournera sept films à Hollywood), avant de finalement revenir en France, devenant sur le tard l’un des représentants exemplaires du cinéma de studio national.
France / 1h36 / Imdb / DVD
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Les Diamants de la nuit • Jan Němec • 1964 Jan Němec / 1964

Deux jeunes juifs s’échappent d’un train les emmenant en camp de concentration, et fuient vers la forêt… (ouverture du film)
Jan Němec (1960-2016) fut, dans les années précédant le Printemps de Prague, “l’enfant terrible” de la Nouvelle vague tchèque. Formé comme beaucoup de ses collègues à la FAMU, il réalisa quelques films novateurs et incisifs, entre autres marqués par l’influence de Buñuel (et dont le plus célèbre, La Fête et les invités, fut interdit par le pouvoir). Forcé à l’exil en 1974 (notamment pour avoir filmé et diffusé l’invasion des tanks à Prague), il ne tournera plus pour le cinéma avant son retour en République Tchèque, à la tombée du mur.
Tchécoslovaquie / 1h07 / Imdb / DVD
Titre original : Démanty noci
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Contact • Robert Zemeckis • 1997 Robert Zemeckis / 1997

Ellie Arroway, orpheline depuis ses 9 ans, a toujours scruté le ciel. Devenue brillante astronome, et secondée d’une petite équipe de chercheurs, elle écoute l’univers pour guetter un signe d’intelligence extraterrestre…
Robert Zemeckis (1952-) fut, avec Joe Dante, l’un des protégés de Steven Spielberg, producteur exécutif de ses premiers films. Sous son influence, mais aussi sous celle de grands modèles de l’âge d’or (David Lean, Alfred Hitchcock, Michael Curtiz…), il devient l’un des rois du divertissement hollywoodien des années 80-90, dont il réalisa plusieurs films emblématiques (À la poursuite du diamant vert, Retour vers le futur, Qui veut la peau de Roger Rabbit, La Mort vous va si bien, Forrest Gump…). Au-delà de l’éclectisme des genres abordés, son cinéma se démarque par une soif d’expérimentations techniques (plans “impossibles”, cohabitation du filmé et du dessiné, effets spéciaux “invisibles”), qui le menèrent dans les années 2000-2010 à une exploration poussée des possibilités du cinéma numérique (3D, performance-capture, tournage sans décors). Paradoxalement, ces recherches s’inscrivent dans un cinéma classique à toute épreuve, purement hérité du Hollywood ancien : forme patiente et équilibrée, narration vaste (une attention particulière au passage du temps), forte dimension romanesque, humilité de cinéaste artisan.
USA / 2h30 / Imdb / DVD
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Le Miroir • Andreï Tarkovski • 1975 Andreï Tarkovski / 1975

Arrivé à la moitié de sa vie, un homme malade se remémore les morceaux de son passé…
Andreï Tarkovski (1932-1986) fut l’un des cinéastes les plus importants et influents du XXè siècle. En seulement sept longs-métrages, il façonne un cinéma majestueux, emprunt d’une religiosité qui prend souche dans le monde matériel (éléments naturels, terre et boue, eaux sales), et obsédé par la question de l’âme russe. Lente et hypnothique, relevant à la fois de la modernité et d’un certain mysticisme, sa filmographie aura des difficultés avec le pouvoir soviétique (qui finira par lui couper les financements), le poussant à tourner ses deux derniers films en exil. Il meurt prématurément à 54 ans.
URSS / 1h47 / Imdb / DVD
Titre original : Zerkalo
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Une séparation • Asghar Farhadi • 2011 Asghar Farhadi / 2011

Son épouse décidant de le quitter, Nader engage une aide-soignante pour s’occuper de son père malade. Il ignore alors que la jeune femme est enceinte et a accepté ce travail sans l’accord de son mari… (ouverture du film)
Asghar Farhadi (1972-), qui a consacré ses années d’études au théâtre et travailla également comme scénariste, fait quelque peu rupture avec le cinéma d’auteur iranien des années 80-90, qui fut surtout connu pour la radicalité de sa mise en scène (dispositifs explicites, étirement du temps, jeux avec le réel). Les films de Farhadi, sous leur parure réaliste, sont eux des machines narratives implacables, qui connaissent un succès tant festivalier que populaire. Ses récits rythmés et plein de tension vont souvent fouiller le passé, les secrets, ou les non-dits des liens (amicaux, salariés, amoureux, familiaux…) d’un petit groupe de personnages – microcosme dont les mésaventures laissent apparaître, en sourdine et par l’expérience du quotidien, les tensions qui déchirent la société iranienne.
Iran / 2h09 / Imdb / DVD
Titre original : Djodāï-yé Nāder az Simin
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Europa • Lars von Trier • 1991 Lars von Trier / 1991

Leopold Kessler, jeune Americain d’origine allemande, débarque à Francfort en 1945, dans une Allemagne ravagée par les bombardements alliés. Il veut contribuer a la reconstruction du Vieux Continent, mais autour de lui, les blessures de la guerre tardent à se refermer… (ouverture du film)
Lars von Trier (1956-) est l’un des formalistes les plus influents du cinéma contemporain. Nourri par l’œuvre de Dreyer, Bergman ou Tarkovski (qu’il reformule sur un mode plus ludique et imagier), mais aussi par le cinéma d’Orson Welles, Lars von Trier eut très tôt un goût pour l’invention de concepts, de règles narratives et formelles auxquelles se plier (comme en témoignent ses nombreuses trilogies), et dont le “Dogme 95” représenta l’apogée médiatique. Le déclic et la césure que représente, dans sa filmographie, la série L’hôpital et ses fantômes (1994), l’amène à des tournages plus instinctifs et à un nouveau rapport aux comédiens, dont les performances dès lors très remarquées (et obtenues par des moyens parfois controversés) devinrent l’un des traits caractéristiques de sa filmographie. Son goût pour la provocation, voire pour l’auto-sabotage, ont parfois fait de l’ombre à ce que son cinéma a de plus profond – obsessions politiques et historiques, dépression et peur de la frigidité, rapport sadique à ses propres personnages.
Danemark / 1h52 / Imdb / DVD