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Prologue • Lloyd Bacon & Busby Berkeley • 1933 Lloyd Bacon, Busby Berkeley / 1933

À l’avènement du cinéma parlant, Chester Kent, producteur et metteur en scène de spectacles musicaux, se retrouve sans travail. Il décide alors de monter des prologues destinés à passer en première partie des films…
Busby Berkeley (1895-1976) fut le grand chorégraphe (et réalisateur de ces séquences chorégraphiées) du premier âge de la comédie musicale, qui porte indéniablement sa marque. Ancien sous-officier instructeur de l’armée, il créée d’immenses tableaux humains synchronisés, et souvent glacés (filles toutes semblables, grands sourires, décors frisant l’abstraction art déco…), qui utilisent les corps en gigantesques géométries humaines – inventant, par la même occasion, un arsenal d’idées de mise en scène (plongées totales, forts jeux de contrastes) pour s’y confronter.
Lloyd Bacon (1889-1955), après avoir exercé plusieurs années comme acteur (notamment chez Chaplin), devint un cinéaste extrêmement prolifique (près de 100 longs-métrages en trente ans) participant avec d’autres à construire le “style Warner” (ce style brut, nerveux, rapide, qui fit la renommée du studio). Il reste surtout célèbre pour ses comédies musicales des années de grande dépression (42e rue, notamment) – films où son style énergique, rythmé, épousant la vitalité du jeu des acteurs, complémente idéalement les grands numéros de Berkeley.
USA / 1h44 / Imdb / DVD
Titre original : Footlight Parade
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Printemps dans une petite ville • Fei Mu • 1948 Fei Mu / 1948

Au retour du printemps, en 1946, un couple meurtri par la guerre tente de retrouver un semblant de normalité. Liyan, le mari, est âgé et malade. Yuwen, sa femme, n’est plus amoureuse, et seule sa petite sœur apporte un peu de joie au foyer. Un jour, un ami de leur passé, Zhang, vient leur rendre visite…
Fei Mu (1906-1951) est l’un des grands noms de la deuxième génération du cinéma chinois. Très vite célébré pour ses premiers films à la Lianhua, il se distingue de ses collègues par un style plus poétique, et davantage penché sur le caractère de ses personnages. Sa carrière oscillera de film en film entre désir de naturalisme, formalisme hérité de l’opéra, distance du théâtre, et moralisme confucéen. Comme nombre de réalisateurs, Fei Mu fuit à Hong-Kong en 1949 : auparavant, il aura réalisé avec sa dernière œuvre, Printemps dans une petite ville, un film aujourd’hui souvent considéré comme le meilleur du cinéma chinois – et en tout cas emblématique du très court “deuxième âge d’or” de la seconde génération, coincé entre la fin de la guerre sino-japonaise et la révolution communiste. Longtemps oublié et rejeté par le pouvoir, son cinéma ne sera réhabilité que dans les années 80.
Chine / 1h38 / Imdb / DVD
Parfois aussi titré Le Printemps d’une petite ville
Titre original : Xiǎochéng zhī chūn
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La Fille des marais • Douglas Sirk • 1935 Douglas Sirk / 1935

En se rendant à la foire aux servantes du village, Karsten Dittmar assiste à une scène singulière : au tribunal a lieu le procès d’Helga Christmann, de la ferme du marais, qui supplie son ancien employeur de reconnaître l’enfant qu’elle porte. Karsten l’engage alors dans sa propre ferme…
Douglas Sirk (1897-1987), qui signa ses films allemands de son vrai nom (Detlef Sierck), débute sa carrière comme metteur en scène de théâtre. Embauché à la UFA en 1934, il rencontre ses premiers succès de réalisateur, mais fuit l’Allemagne nazie en 1937. C’est donc à Hollywood que se fera sa carrière, par une série de mélodrames à succès : des films au lyrisme intense, presque acide, oscillant entre idéalisme et satire féroce de la vie de banlieue américaine – mais surtout marqués par un usage baroque et excessif de la couleur, qui donnera son nom à la dernière période du genre (le “mélodrame flamboyant”).
Allemagne / 1h22 / Imdb / DVD
Titre original : Das Mädchen vom Moorhof
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L’Assoiffé • Guru Dutt • 1957 Guru Dutt / 1957

Vijay, un poète miséreux, ne parvient pas à vivre de ses vers. L’imprimeur lui conseille d’écrire des poèmes d’amour, et d’abandonner ses réflexions pessimistes sur la nature humaine…
Guru Dutt (1925–1964) est l’un des grands cinéastes de l’âge d’or indien des années 50. Son style lyrique et tragique le distingue de ses collègues, aux côtés d’autres particularités : une grande virtuosité dans la mise en scène des chorégraphies, un goût pour les gros plans en longue focale (que le cinéma indien retiendra sous le nom de “plan Guru Dutt”), un talent des transitions entre scènes parlées et chantées, et un perfectionnisme le poussant à longuement rechercher le bon angle de vue, ou à régulièrement refilmer ou réinventer les scènes sur le tournage. Il est également l’acteur réccurent de ses propres films, et s’entoure de collaborateurs réguliers (le chef-opérateur V.K. Murthy, le compositeur S. D. Burman, l’acteur Johnny Walker…). Persuadé, après l’échec commercial de Fleurs de Papier (1959), que son nom porte malheur à ses films, il s’efface pour son dernier projet derrière son ami et co-scénariste Abrar Alvi, à qui il délègue la réalisation, ne mettant en scène que les passages dansés. Au terme de plusieurs années difficiles, il se suicide en 1964.
Inde / 2h26 / Imdb / DVD
Titre original : Pyaasa
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Furie • Fritz Lang • 1936 Fritz Lang / 1936

Joe Wilson est injustement accusé de l’enlèvement d’une jeune femme. La foule, excitée par plusieurs meneurs, prend d’assaut et incendie la prison où il est enfermé. Mais au procès, plus personne ne semble se souvenir y avoir participé…
Fritz Lang (1890-1970), figure majeure du septième art, eut deux vies de cinéaste. La première en tant que réalisateur allemand : il est alors l’un des maîtres du cinéma expressionniste (dont il réalisera, avec Metropolis, l’une des œuvres majeures). Fuyant le tapis rouge que lui déroule le pouvoir nazi, il devient cinéaste Hollywoodien en 1936. Moins marquée visuellement, mais tout aussi précise, cette deuxième période révèle plus lisiblement l’essence du cinéma de Lang : celle d’une œuvre penchée sur la question du mal, abordé comme une affaire logique, voire mathématique. L’obsession pour la vérité et ses apparences, pour la question du jugement, ou pour les formes de la manipulation, complètent les motifs d’une filmographie qui retournera finalement en terres allemandes en 1958, pour trois derniers longs-métrages.
USA / 1h32 / Imdb / DVD
Titre original : Fury
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La Harpe de Birmanie • Kon Ichikawa • 1956 Kon Ichikawa / 1956

Un régiment de l’armée impériale japonaise est en déroute au milieu de la jungle birmane, aux derniers jours de la Seconde Guerre mondiale. Parmi les soldats se trouve Mizushima, qui a appris à jouer de la harpe…
Kon Ichikawa (1915-2008) accompagna la délicate transition entre la période classique et moderne du cinéma japonais. Sa filmographie teintée de pacifisme, souvent penchée sur l’Histoire récente du Japon, est caractérisée par un très fort éclectisme, en partie expliqué par les conditions de production (changements de studio, nombreuses œuvres de commande à partir du milieu des années 60…).
Japon / 1h56 / Imdb / DVD
Titre original : Biruma no tategoto