Bienvenue sur Cinexploria !

Cinexploria est une sélection d'extraits de films, qui vous permet de découvrir l'histoire et la géographie du cinéma. C'est votre première visite ? Alors quelques précisions :

- Pour voir les extraits en plein écran, cliquez sur l'icône fullscreen-icon en bas à droite des fenêtres vidéo (pour les smartphones et tablettes, faites apparaître cette barre de contrôles en touchant le bas des vidéos).

- Vous avez aimé un film ? Cliquez sur son titre ! Vous accèderez à sa page, où vous trouverez une présentation du cinéaste, des catégories pour découvrir d'autres films semblables, et la possibilité de laisser des commentaires.

- Attention, utilisateurs de smartphone : ce site est peu adapté aux connexions 3G ! Pour garantir une bonne qualité d'image, les vidéos sont compressées à haut débit. Sur un téléphone, elles peuvent donc être longues à charger...

- Ce site fonctionne mal sur Internet explorer : préférez l'utilisation d'un autre navigateur.

Si vous avez une question quelconque (éditoriale, technique, légale), passez d'abord voir si elle n'est pas déjà présente dans la Foire aux questions.

Bonne visite !

X Fermer

POSTER mitchellkenyon2

Preston Egg Rolling • Mitchell & Kenyon • 1901 Mitchell & Kenyon / 1901

“See Yourselves as Others See You” : durant les premières années du cinéma, Mitchell et Kenyon allèrent de ville en ville filmer les gens en journée, pour leur projeter leur image le soir même… (film entier).
Sagar Mitchell (1866-1952) et James Kenyon (1850-1925) fondèrent la compagnie “Mitchell & Kenyon” (aussi appelée la “Norden”) en 1897, entreprise qui fut l’une des plus importantes du tout jeune cinéma britannique. S’ils ont réalisé des fictions et des films d’actualités rejouées, ce sont leurs vues documentaires (foires, parades, scènes de rues, évènement sportifs…) réalisées de leur propre initiative ou sur commande (d’usines, de municipalités…) qui furent très populaires auprès du public : le peuple filmé, assuré de se voir à l’écran le soir même, a un rapport inédit à la caméra qui fait toute la saveur de ces vues. Les films de Mitchell et Kenyon, au-delà d’être singuliers dans leur forme (accumulation maximum de personnes et configurations étranges qui en résultent, successions rapides de plans…), constituent également un important témoignage sociologique.
Royaume-Uni / 0h02 / Imdb / DVD
POSTER prologue3

Prologue • Lloyd Bacon & Busby Berkeley • 1933 Lloyd Bacon, Busby Berkeley / 1933

À l’avènement du cinéma parlant, Chester Kent, producteur et metteur en scène de spectacles musicaux, se retrouve sans travail. Il décide alors de monter des prologues destinés à passer en première partie des films…
Busby Berkeley (1895-1976) fut le grand chorégraphe (et réalisateur de ces séquences chorégraphiées) du premier âge de la comédie musicale, qui porte indéniablement sa marque. Ancien sous-officier instructeur de l’armée, il créée d’immenses tableaux humains synchronisés, et souvent glacés (filles toutes semblables, grands sourires, décors frisant l’abstraction art déco…), qui utilisent les corps en gigantesques géométries humaines – inventant, par la même occasion, un arsenal d’idées de mise en scène (plongées totales, forts jeux de contrastes) pour s’y confronter.
Lloyd Bacon (1889-1955), après avoir exercé plusieurs années comme acteur (notamment chez Chaplin), devint un cinéaste extrêmement prolifique (près de 100 longs-métrages en trente ans) participant avec d’autres à construire le “style Warner” (ce style brut, nerveux, rapide, qui fit la renommée du studio). Il reste surtout célèbre pour ses comédies musicales des années de grande dépression (42e rue, notamment) – films où son style énergique, rythmé, épousant la vitalité du jeu des acteurs, complémente idéalement les grands numéros de Berkeley.
USA / 1h44 / Imdb / DVD
Titre original : Footlight Parade
POSTER enfantsauvage1

L’Enfant sauvage • François Truffaut • 1970 François Truffaut / 1970

Aveyron, 1798. Dans la forêt, des paysans surprennent un enfant sauvage d’une dizaine d’années, et le capturent, pour le livrer à l’institut des sourds-muets de Paris. Un jeune médecin, Jean Itard, demande alors la charge de l’enfant et l’emmène chez lui, où il va tenter de tout lui apprendre, du moindre geste à la parole…
François Truffaut (1932-1984) fut d’abord un jeune et célèbre critique (à Arts-Spectacles et aux Cahiers du cinéma), dont les thèses acerbes furent très influentes ; puis il fut la tête de proue, avec son ami Jean-Luc Godard, de la Nouvelle vague française (Les Quatre Cents Coups, 1959) ; et enfin un cinéaste majeur du cinéma des années 60 et 70. Si l’on retient souvent de lui ses influences (Renoir, Rossellini, Hitchcock), ses thématiques (rapport à l’enfance, séduction et femmes fatales), ou encore ses films cousins (les quatre opus d’Antoine Doinel, ses films séries noires…), sa plus grande force fut son style énigmatique : humble et discret d’apparence, économe et presque trop limpide, désarmant dans sa littéralité (à l’image de la neutralité bizarre son propre jeu d’acteur) – mais dont le ton lunaire cumulant les rimes et répétitions, les ellipses narratives, ou les réflexes issus de la littérature, évoque une ballade dans les tréfonds de l’inconscient. Truffaut meurt prématurément à 52 ans, laissant de nombreux projets inachevés derrière lui.
France / 1h23 / Imdb / DVD
POSTER-printemps1

Printemps dans une petite ville • Fei Mu • 1948 Fei Mu / 1948

Au retour du printemps, en 1946, un couple meurtri par la guerre tente de retrouver un semblant de normalité. Liyan, le mari, est âgé et malade. Yuwen, sa femme, n’est plus amoureuse, et seule sa petite sœur apporte un peu de joie au foyer. Un jour, un ami de leur passé, Zhang, vient leur rendre visite…
Fei Mu (1906-1951) est l’un des grands noms de la deuxième génération du cinéma chinois. Très vite célébré pour ses premiers films à la Lianhua, il se distingue de ses collègues par un style plus poétique, et davantage penché sur le caractère de ses personnages. Sa carrière oscillera de film en film entre désir de naturalisme, formalisme hérité de l’opéra, distance du théâtre, et moralisme confucéen. Comme nombre de réalisateurs, Fei Mu fuit à Hong-Kong en 1949 : auparavant, il aura réalisé avec sa dernière œuvre, Printemps dans une petite ville, un film aujourd’hui souvent considéré comme le meilleur du cinéma chinois – et en tout cas emblématique du très court “deuxième âge d’or” de la seconde génération, coincé entre la fin de la guerre sino-japonaise et la révolution communiste. Longtemps oublié et rejeté par le pouvoir, son cinéma ne sera réhabilité que dans les années 80.
Chine / 1h38 / Imdb / DVD
Parfois aussi titré Le Printemps d’une petite ville
Titre original : Xiǎochéng zhī chūn
POSTER-Sirk1

La Fille des marais • Douglas Sirk • 1935 Douglas Sirk / 1935

En se rendant à la foire aux servantes du village, Karsten Dittmar assiste à une scène singulière : au tribunal a lieu le procès d’Helga Christmann, de la ferme du marais, qui supplie son ancien employeur de reconnaître l’enfant qu’elle porte. Karsten l’engage alors dans sa propre ferme…
Douglas Sirk (1897-1987), qui signa ses films allemands de son vrai nom (Detlef Sierck), débute sa carrière comme metteur en scène de théâtre. Embauché à la UFA en 1934, il rencontre ses premiers succès de réalisateur, mais fuit l’Allemagne nazie en 1937. C’est donc à Hollywood que se fera sa carrière, par une série de mélodrames à succès : des films au lyrisme intense, presque acide, oscillant entre idéalisme et satire féroce de la vie de banlieue américaine – mais surtout marqués par un usage baroque et excessif de la couleur, qui donnera son nom à la dernière période du genre (le “mélodrame flamboyant”).
Allemagne / 1h22 / Imdb / DVD
Titre original : Das Mädchen vom Moorhof
POSTER artisticcreation1b

Artistic Creation • Walter R. Booth • 1901 Walter R. Booth / 1901

Pierrot peint une femme… (film entier)
Walter R. Booth (1869-1938), avant d’être cinéaste, fut magicien de métier – et on peut aisément le deviner devant ses films à trucages, alliant la fluidité de la prestidigitation à un goût prononcé pour l’absurde et le fantastique. Influencé par Méliès, il travailla d’abord pour les productions R.W. Paul, dont il réalisera parmi les films les plus emblématiques, puis pour Charles Urban à partir de 1906. Il réalisera aussi, avec The Hand of the Artist (1906), ce qui est considéré comme le premier film britannique animé.
R.W. Paul (1869-1943) fut un pionnier du cinéma britannique, et l’une des figures phares de l’École de Brighton. Fabricant d’appareils cinématographiques calqués sur le Kinetoscope d’Edison (c’est pour les fournir en films qu’il se mit à la réalisation), puis de projecteurs inspirés de ceux de Lumière, il bâtira également le premier studio du pays. Producteur explorant toutes les dimensions naissantes du medium (documentaire, comique, spectaculaire…), innovant sans cesse avec de nouvelles machines, il se lassera du cinéma pour finalement retourner, en 1910, à ses travaux d’électicien.
Royaume-Uni / 0h01 / Imdb / DVD