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Klute • Alan J. Pakula • 1971 Alan J. Pakula / 1971

John Klute, détective privé, recherche son ami Tom Gruneman, qui n’a plus donné de nouvelles à sa famille depuis six mois. Il se rend à New York pour enquêter : sa seule piste est une call-girl, Bree Daniels, à qui Tom aurait envoyé des lettres obscènes…
Alan J. Pakula (1928-1998), venu du théâtre, fut d’abord le producteur de Robert Mulligan, qu’il accompagnera sur cinq films. Mais c’est en tant que cinéaste du Nouvel Hollywood qu’il est resté célèbre, notamment pour sa “trilogie paranoïaque” des années 70 (Klute, À cause d’un assassinat et Les Hommes du président, tous trois marqués par la photographie ténébreuse de Gordon Willis), qui laissera de lui l’image d’un réalisateur engagé, au style hypnotique et aux atmosphères marquantes. Le thriller restera son genre de prédilection (malgré quelques écarts, comme en témoigne le succès du Choix de Sophie, en 1982). Parkula conservera la confiance des studios, continuant à tourner jusqu’aux années 90 – où il meurt brutalement dans un accident.
USA / 1h54 / Imdb / DVD
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Memories of Murder • Bong Joon-ho • 2003 Bong Joon-ho / 2003

En 1986, deux inspecteurs de police aux méthodes radicalement opposées, l’un de la campagne et l’autre de la ville, doivent mettre leurs forces en commun pour piéger un violeur et tueur en série, qui terrorise la province de Gyunggi…
Bong Joon-ho (1969-) est l’un des grands noms du renouveau coréen des années 2000. Son second film, Memories of Murder, est vu par des millions de spectateurs en Corée du Sud, et rencontre un succès critique international ; certains des traits stylistiques et narratifs de ce film (comme les brusques changements ou mélanges de tons) serviront de matrice à l’âge d’or du polar sud-coréen. De ce coup d’éclat, il déroule une filmographie atypique, qui utilise souvent le cinéma de genre (polar, film de monstre, science-fiction, comédie…) pour interroger les rouages sociaux et les rapports de classe, souvent traduits chez lui en termes spatiaux. Après un détour par l’Amérique, il rentre en Corée du Sud réaliser Parasite (2019), nouveau grand succès critique qui lui vaudra une palme d’or.
Corée du Sud / 2h11 / Imdb / DVD
Titre original : Salinui chueok
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L’Arc-en-ciel • Mark Donskoï • 1944 Mark Donskoï / 1944

1944 : les nazis occupent un village d’Ukraine. Olena, partisane, est revenue au village pour mettre au monde son enfant. Capturée, maltraitée, puis enfermée dans une grange par l’occupant, elle s’apprête à accoucher. Tout le village attend…
Mark Donskoï (1901-1981) est presque le seul cinéaste à avoir émergé du désert artistique des années de “réalisme socialiste”, qui posèrent une chape de plomb académique sur le cinéma soviétique. Élève d’Eisenstein, Donskoï en conserve le lyrisme, et si son cinéma s’inscrit pleinement dans le manichéisme de la production de propagande, il est également le lieu d’une réelle poésie, qui s’exprime notamment dans sa trilogie sur Gorki. Il rentre en disgrâce en 1949, après qu’un de ses films a été interdit par Staline, se retrouvant déplacé à Kiev jusqu’en 1957 – date à laquelle il réalise Le Cheval qui pleure, considéré comme son œuvre majeure. Il reste encore aujourd’hui un cinéaste controversé à propos duquel la cinéphilie se déchire.
URSS / 1h33 / Imdb
Titre original : Veselka
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La Déesse agenouillée • Roberto Gavaldón • 1947 Roberto Gavaldón / 1947

Un ingénieur chimiste est dévoré par sa passion pour un mannequin. Celle-ci sert de modèle à une sculpture que l’homme offre à son épouse…
Roberto Gavaldón (1909-1986) fut un réalisateur central de l’âge d’or du cinéma mexicain. Surnommé “le roi du mélodrame”, il fut en fait surtout le cinéaste des passions intenses et exacerbées, se doublant parfois d’une obsession pour la mort, mais ce quelque soit le genre (film noir, ranchero…) : dans ses films, les personnages se retrouvent souvent dominés par ce qui les fascine et les obsède. Également connu pour ses qualités techniques (contre-jours, subdivision des espaces, profondeur de champ), Gavaldón importa une partie des traits formels du film noir américain (Anthony Mann, Joseph H. Lewis…) au sein du cinéma mexicain, qui construisait alors son identité.
Mexique / 1h47 / Imdb / DVD
Titre original : La diosa arrodillada
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Contact • Robert Zemeckis • 1997 Robert Zemeckis / 1997

Ellie Arroway, orpheline depuis ses 9 ans, a toujours scruté le ciel. Devenue brillante astronome, et secondée d’une petite équipe de chercheurs, elle écoute l’univers pour guetter un signe d’intelligence extraterrestre…
Robert Zemeckis (1952-) fut, avec Joe Dante, l’un des protégés de Steven Spielberg, producteur exécutif de ses premiers films. Sous son influence, mais aussi sous celle de grands modèles de l’âge d’or (David Lean, Alfred Hitchcock, Michael Curtiz…), il devient l’un des rois du divertissement hollywoodien des années 80-90, dont il réalisa plusieurs films emblématiques (À la poursuite du diamant vert, Retour vers le futur, Qui veut la peau de Roger Rabbit, La Mort vous va si bien, Forrest Gump…). Au-delà de l’éclectisme des genres abordés, son cinéma se démarque par une soif d’expérimentations techniques (plans “impossibles”, cohabitation du filmé et du dessiné, effets spéciaux “invisibles”), qui le menèrent dans les années 2000-2010 à une exploration poussée des possibilités du cinéma numérique (3D, performance-capture, tournage sans décors). Paradoxalement, ces recherches s’inscrivent dans un cinéma classique à toute épreuve, purement hérité du Hollywood ancien : forme patiente et équilibrée, narration vaste (une attention particulière au passage du temps), forte dimension romanesque, humilité de cinéaste artisan.
USA / 2h30 / Imdb / DVD
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Mirch Masala • Ketan Mehta • 1987 Ketan Mehta / 1987

Une femme mariée refuse les avances d’un puissant précepteur, et après l’avoir giflé pour se défendre, se réfugie entre les murs d’un domaine où les femmes travaillent les épices… (ouverture du film)
Ketan Mehta (1952-), au sortir de ses études, fut d’abord producteur pour la télévision, où il fut surpris de jouir d’une totale liberté : il se mit à arpenter le Gujarat et sa ruralité, rencontra les habitants, collecta les récits, et expérimenta à foison. Il en tire un premier film sur la caste des intouchables, Bhavni Bhavai (1980), immédiatement acclamé. Son cinéma allégorique et stylisé sera ensuite régulièrement célébré dans les festivals internationaux, et sera l’un des rares de l’époque à connaître, à l’occasion de Mirch Masala, une exploitation en salle hors des frontières de l’Inde.
Inde / 2h08 / Imdb / DVD