Bienvenue sur Cinexploria !

Cinexploria est une sélection d'extraits de films, qui vous permet de découvrir l'histoire et la géographie du cinéma. C'est votre première visite ? Alors quelques précisions :

- Pour voir les extraits en plein écran, cliquez sur l'icône fullscreen-icon en bas à droite des fenêtres vidéo (pour les smartphones et tablettes, faites apparaître cette barre de contrôles en touchant le bas des vidéos).

- Vous avez aimé un film ? Cliquez sur son titre ! Vous accèderez à sa page, où vous trouverez une présentation du cinéaste, des catégories pour découvrir d'autres films semblables, et la possibilité de laisser des commentaires.

- Attention, utilisateurs de smartphone : ce site est peu adapté aux connexions 3G ! Pour garantir une bonne qualité d'image, les vidéos sont compressées à haut débit. Sur un téléphone, elles peuvent donc être longues à charger...

- Ce site fonctionne mal sur Internet explorer : préférez l'utilisation d'un autre navigateur.

Si vous avez une question quelconque (éditoriale, technique, légale), passez d'abord voir si elle n'est pas déjà présente dans la Foire aux questions.

Bonne visite !

X Fermer

POSTER uneseperation3c

Une séparation • Asghar Farhadi • 2011 Asghar Farhadi / 2011

Son épouse décidant de le quitter, Nader engage une aide-soignante pour s’occuper de son père malade. Il ignore alors que la jeune femme est enceinte et a accepté ce travail sans l’accord de son mari… (ouverture du film)
Asghar Farhadi (1972-), qui a consacré ses années d’études au théâtre et travailla également comme scénariste, fait quelque peu rupture avec le cinéma d’auteur iranien des années 80-90, qui fut surtout connu pour la radicalité de sa mise en scène (dispositifs explicites, étirement du temps, jeux avec le réel). Les films de Farhadi, sous leur parure réaliste, sont eux des machines narratives implacables, qui connaissent un succès tant festivalier que populaire. Ses récits rythmés et plein de tension vont souvent fouiller le passé, les secrets, ou les non-dits des liens (amicaux, salariés, amoureux, familiaux…) d’un petit groupe de personnages – microcosme dont les mésaventures laissent apparaître, en sourdine et par l’expérience du quotidien, les tensions qui déchirent la société iranienne.
Iran / 2h09 / Imdb / DVD
Titre original : Djodāï-yé Nāder az Simin
POSTER Timbuktu

Timbuktu • Abderrahmane Sissako • 2014 Abderrahmane Sissako / 2014

Au Mali, des islamistes envahissent la ville de Tombouctou et y imposent la charia. Ils bannissent la musique, le football, les cigarettes, procèdent à des mariages forcés, persécutent les femmes, et improvisent des tribunaux. Silencieusement, les habitants résistent…
Abderrahmane Sissako (1961-) est né en Mauritanie, a grandi au Mali, a étudié le cinéma à la VGIK de Moscou, puis s’est installé en France. De ce parcours cosmopolite découle un cinéma penché sur les rapports Nord-Sud et préoccupé d’exil. Mais ce qui marque la filmographie de Sissako est surtout la façon poétique, humaniste et calme, avec laquelle il filme le continent Africain, dont les douloureux enjeux et les décors sereins (le désert notamment, arrière-plan de plusieurs de ses films) semblent devenir des éléments de fable.
Mauritanie, France / 1h37 / Imdb / DVD
POSTER Djeli3b

Djeli, conte d’aujourd’hui • Fadika Kramo-Lanciné • 1981 Fadika Kramo-Lanciné / 1981

Fanta et Karamoko, venus du même village, sont allés étudier à la moderne Abidjan. Ils s’aiment et veulent se marier. Mais à leur retour en vacances, il découvrent que leur parents et les traditions le leurs interdisent…
Fadika Kramo-Lanciné (1948), après un détour en France pour y étudier le cinéma, et de multiples films pédagogiques réalisés à son retour en Côté d’Ivoire, aura des difficultés à produire son premier long-métrage – le tournage de Djeli, réalisé sur ses fonds propres, lui prendra à lui seul deux ans. Célébré au FESPACO, il lui faudra pourtant douze années de plus pour financer son deuxième long (Wariko). Ces deux films, dont le style (narration évoquant le conte oral, rigueur plastique…) n’est pas sans rappeler celui d’Oumarou Ganda, dessinent les contours d’une œuvre penchée sur les mutations rapides d’un pays à l’urbanisation et à l’occidentalisation galopantes, et sur la comédie sociale qui en résulte.
Côte d’Ivoire / 1h30 / Imdb / DVD
POSTER courlis1

L’Appel du courlis • Henry Barakat • 1959 Henry Barakat / 1959

Amna, quittant son village natal avec sa mère et sa sœur, découvre les cruautés de l’âge adulte et de la ville. Bientôt confrontée à un évènement terrible, elle va y fomenter sa vengeance… (ouverture du film)
Henry Barakat (1914-1997) est un cinéaste souvent associé à la veine plus sociale et réaliste de l’âge d’or du cinéma égyptien – tendance dont il fut effectivement l’un des représentants, et à laquelle on peut rattacher ses œuvres les plus célèbres (L’Appel du courlis, Le Péché). Mais sa filmographie, très populaire, est d’abord caractérisée par un grand éclectisme (mélodrames, films historiques, comédies romantiques et musicales…), ainsi que par une humilité de cinéaste artisan (Barakat réalisa plus de 80 longs-métrages, les projets ambitieux alternant avec des productions sans prétention). Sa filmographie est traversée par la question de la condition féminine (accompagnant la libération des mœurs du pays), ainsi que par une attention à la diversité (sociale, ethnique ou géographique) du peuple égyptien.
Égypte / 1h49 / Imdb / DVD
Autre titre français : La Prière du rossignol
Titre original : Douaa al-kawrawan
POSTER noirede1

La Noire de… • Ousmane Sembène • 1966 Ousmane Sembène / 1966

À Dakar, Diouana, une jeune Sénégalaise, est embauchée comme gouvernante par une famille de Blancs. Lorsque la famille rentre en France, la femme prie Diouana de les suivre… (fin du film)
Ousmane Sembène (1923-2007), avant de devenir cinéaste, fut d’abord une figure intellectuelle et un écrivain, et son cinéma politiquement engagé, penché sur le néo-colonialisme et réfléchissant l’Afrique de son temps, resta toujours comme en dialogue avec l’écriture littéraire de son auteur. Sembène reste considéré comme le père du cinéma d’Afrique subsaharienne – pas seulement parce qu’il en réalise, avec La Noire de…, le premier long-métrage, mais aussi parce que son style servira de matrice aux cinémas d’auteur du continent entier (notamment par ce souci de s’arracher aux narrations et aux formes de l’occident, pour se peindre et se voir d’une manière qui lui soit propre).
Sénégal / 1h05 / Imdb / DVD
POSTER viecontinue4

Et la vie continue • Abbas Kiarostami • 1992 Abbas Kiarostami / 1992

En 1990, un tremblement de terre dévaste le nord de l’Iran. Un cinéaste se rend sur place, accompagné de son fils, pour essayer de retrouver les deux jeunes acteurs du film qu’il y avait tourné.
Abbas Kiarostami (1940-2016) fut le visage du cinéma iranien pour le reste du monde dès les années 80 (il recevra, notamment, une plame d’or en 1997). Si son œuvre apparut d’abord comme un héritage particulièrement pur du néoréalisme, elle laissa vite entrevoir une autre dimension : celle de la mise en question du réel (mélange de fiction et de faits avérés, mises en abyme, flou entre réel et réconstitution, entre vérité et mensonge, jeux de références et de renvois entre les différents films). Peuplée de personnages d’enfants, mais aussi de voitures (habitacle intime de nombre de ses films), sa filmographie fait affleurer une discrète spiritualité de la captation du réel.
Iran / 1h35 / Imdb / DVD
Titre original : Zendegi va digar hich