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Les Révoltés de l’an 2000 • Narciso Ibáñez Serrador • 1976 Narciso Ibáñez Serrador / 1976

Un couple de touristes arrive un matin dans la petite île tranquille d’Almanzora. Ils ne tardent pas à découvrir que les enfants de l’île ont assassiné la majorité des adultes…
Narciso Ibáñez Serrador (1935-2019), venu d’Uruguay (il y passera son enfance), et ayant d’abord travaillé pour le théâtre et la radio, eut dès 1963 une carrière essentiellement dédiée à la télévision, pour laquelle il concevra notamment une célèbre série horrifique (Historias para no dormir). Il ne réalisera que deux longs-métrages, tous deux très estimés : La Résidence (1969), un slasher en pensionnat, et Les Révoltés de l’an 2000. Par le détour du genre, Serrador raconte les horreurs du franquisme, et la sensation d’un monde condamné, sans lendemain. Son cinéma se présente également comme un trait d’union entre le cinéma d’exploitation espagnol d’alors, et le cinéma d’auteur qui s’y développait parallèlement.
Espagne / 1h52 / Imdb / DVD
Titre original : ¿Quién puede matar a un niño ?
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Dead Man • Jim Jarmusch • 1995 Jim Jarmusch / 1995

Bill Blake, jeune comptable en route pour l’Ouest américain, devient malgré lui un hors-la-loi traqué. Blessé, il est recueilli par Nobody, un Amérindien qui l’identifie d’emblée à son homonyme défunt, le poète anglais William Blake, et décide de sauver son âme…
Jim Jarmusch (1953-) est, depuis les années 80, l’une des figures emblématiques du cinéma indépendant américain – dont il est, aux côtés de Tarantino, le principal représentant de la veine post-moderne (collages de références, de musiques, de formes ou de genres). Son cinéma fait d’errances (en cela héritier de celui de Wim Wenders – entre autres nombreuses influences : Ray, Fuller, Melville, Keaton…) s’accompagne d’un burlesque parcimonieux et pince-sans-rire, d’un rythme lent, et d’une forme précise et épurée.
USA / 2h01 / Imdb / DVD
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Went the Day Well ? • Alberto Cavalcanti • 1942 Alberto Cavalcanti / 1942

1942. Un détachement de l’armée britannique s’établit dans un village de la campagne anglaise pour un exercice. Mais les habitants, pris au piège, découvrent bientôt qu’il s’agit de nazis executant un plan d’invasion…
Alberto Cavalcanti (1897-1982) est un cas d’école de cinéaste difficile à cerner : il exerça tous les métiers (ingé son, producteur, décorateur…), tourna des films de tous genres et de tous types (fictions, documentaires, courts), et le tout dans de multiples pays (entre autres au Brésil, en Autriche, en France, en Angleterre, ou en Israël). On peut résumer son curieux parcours à trois moments forts : une participation à l’avant-garde française durant le muet (il travaille notamment avec L’Herbier et Deluc), un départ pour le Royaume-Uni une fois déçu par le cinéma parlant (une vingtaine de documentaires aux côté de John Grierson dans les années 30, avant de travailler aux studios Ealing dans les années 40), et enfin une tentative de reconstruire un cinéma national brésilien (studios Vera Cruz) dans les années 50.
Royaume-Uni / 1h32 / Imdb / DVD
Autre titre : 48 Hours
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Boulevard de la mort • Quentin Tarantino • 2007 Quentin Tarantino / 2007

Un soir, au bar, quatre amies sympathisent avec l’énigmatique Mike, un ancien cascadeur balafré. Il se propose de reconduire l’une d’elles dans sa voiture, spécialement équipée pour filmer les cascades de cinéma…
Quentin Tarantino (1963-) fut la grande révélation de l’explosion des indépendants US dans les années 90, et reste l’un des rares cinéastes contemporains à tracer un trait d’entente entre la critique spécialisée et le public populaire. Son cinéma prend racine sur un entrelacs de référents cinématographiques, qui en contaminent profondément le style et la narration – se nourissant notamment des formes du cinéma de genre d’après-guerre (Sergio Leone, Russ Meyer, William Witney, wu xia pian, blaxploitation…), mais aussi de bien d’autres horizons (influences marquées de Jean-Luc Godard, Howard Hawks, ou Akira Kurosawa). Narrativement tortueux, chapîtrés, et souvent centrés autour d’histoires de vengeance, ses films alternent entre des phases d’action violentes et un plaisir appuyé du dialogue.
USA / 1h53 / Imdb / DVD
Titre original : Death Proof
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Rat Trap • Adoor Gopalakrishnan • 1981 Adoor Gopalakrishnan / 1981

Unni, le dernier héritier masculin d’une famille féodale en décadence, n’accepte pas de s’adapter aux changements de la société. Isolé avec ses sœurs, sombrant dans l’apathie et la paranoïa, il se repose de plus en plus sur la cadette…
Adoor Gopalakrishnan (1941-) est l’un des réalisateurs les plus reconnus du cinéma de Kerala (région du sud de l’Inde). Venu du théâtre, fortement influencé par les indépendants du cinéma bengali (Satyajit Ray, Ritwik Ghatak), et dans un style d’une extrême méticulosité, il met en scène des contes cruels où les personnages écrasés de torpeur, pris dans des mécaniques qui les dépassent, s’abîment à la lisière de la folie.
Inde / 2h01 / Imdb / DVD
Titre original : Elippathayam
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Les Moineaux • William Beaudine • 1926 William Beaudine / 1926

Une orpheline protège un groupe d’enfants abandonnés, séquestrés par un couple de fermiers prêts à tout pour en tirer le maximum de profit.
William Beaudine (1892-1970), un peu oublié aujourd’hui, fut l’un des cinéastes les plus prolifiques du cinéma Hollywoodien : il réalisa plus de 200 longs-métrages, très souvent tournés en moins de deux semaines. Faisant ses armes à la Biograph (il fut notamment l’assistant de Griffith), il toucha à tous les genres, mais fut davantage connu pour ses films fantastiques, ses films avec enfants, ses americanas, et surtout ses comédies (dont la série des “Bowery Boys”). Ses quelques années en Angleterre, durant les années 30, seront préjudiciables à sa carrière américaine, et Beaudine ne retrouvera jamais sa gloire du muet. Mais malgré la qualité très inégale de son œuvre, sa réputation de cinéaste efficace et économe lui permettra d’accompagner, à travers les décennies, l’histoire du cinéma à petit budget, des séries B des années 30 aux productions pour la télévision.
USA / 1h40 / Imdb / DVD
Titre original : Sparrows

Le film fut terminé par l’assistant réalisateur, Tom McNamara