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Artistic Creation • Walter R. Booth • 1901 Walter R. Booth / 1901

Pierrot peint une femme… (film entier)
Walter R. Booth (1869-1938), avant d’être cinéaste, fut magicien de métier – et on peut aisément le deviner devant ses films à trucages, alliant la fluidité de la prestidigitation à un goût prononcé pour l’absurde et le fantastique. Influencé par Méliès, il travailla d’abord pour les productions R.W. Paul, dont il réalisera parmi les films les plus emblématiques, puis pour Charles Urban à partir de 1906. Il réalisera aussi, avec The Hand of the Artist (1906), ce qui est considéré comme le premier film britannique animé.
R.W. Paul (1869-1943) fut un pionnier du cinéma britannique, et l’une des figures phares de l’École de Brighton. Fabricant d’appareils cinématographiques calqués sur le Kinetoscope d’Edison (c’est pour les fournir en films qu’il se mit à la réalisation), puis de projecteurs inspirés de ceux de Lumière, il bâtira également le premier studio du pays. Producteur explorant toutes les dimensions naissantes du medium (documentaire, comique, spectaculaire…), innovant sans cesse avec de nouvelles machines, il se lassera du cinéma pour finalement retourner, en 1910, à ses travaux d’électicien.
Royaume-Uni / 0h01 / Imdb / DVD
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Went the Day Well ? • Alberto Cavalcanti • 1942 Alberto Cavalcanti / 1942

1942. Un détachement de l’armée britannique s’établit dans un village de la campagne anglaise pour un exercice. Mais les habitants, pris au piège, découvrent bientôt qu’il s’agit de nazis executant un plan d’invasion…
Alberto Cavalcanti (1897-1982) est un cas d’école de cinéaste difficile à cerner : il exerça tous les métiers (ingé son, producteur, décorateur…), tourna des films de tous genres et de tous types (fictions, documentaires, courts), et le tout dans de multiples pays (entre autres au Brésil, en Autriche, en France, en Angleterre, ou en Israël). On peut résumer son curieux parcours à trois moments forts : une participation à l’avant-garde française durant le muet (il travaille notamment avec L’Herbier et Deluc), un départ pour le Royaume-Uni une fois déçu par le cinéma parlant (une vingtaine de documentaires aux côté de John Grierson dans les années 30, avant de travailler aux studios Ealing dans les années 40), et enfin une tentative de reconstruire un cinéma national brésilien (studios Vera Cruz) dans les années 50.
Royaume-Uni / 1h32 / Imdb / DVD
Autre titre : 48 Hours
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La Nuit du loup-garou • Terence Fisher • 1961 Terence Fisher / 1961

Espagne. XVIIIème siècle. Fruit d’un viol horrible, le petit Leon est adopté par un vieux professeur, Alfredo Carido. Mais alors que le garçon grandit, des animaux de la région sont retrouvés massacrés…
Terence Fisher (1904-1980) fut le cinéaste phare de la Hammer, où il réalisa nombre de films d’horreur, renouvelant les figures traditionnelles du genre (Dracula, Frankenstein…). À de nombreux égards, on peut considérer Fisher comme le père du cinéma B d’après-guerre : il y amène l’usage sanglant de la couleur, une horreur plus matérialiste, et tout un monde de pulsions déromantisant la figure du monstre. Chez Fisher, ces élans macabres et sexués évoluent encore sous la surface d’une forme décente et classique, voire austère (avec laquelle le fond pulsionnel des films est toujours comme en tension). Ce ne sera plus le cas chez un certain nombre de ses contemporains (Mario Bava, par exemple), qui peuvent être vus comme les héritiers directs du tournant qu’il a initié.
La Hammer Film Productions, fondée en 1934, est surtout célèbre pour ses films des années 50 et 60. Spécialisée dans la série B, la société eut une production plus diversifiée qu’on ne le croit parfois : thrillers policiers, science-fiction, mélodrames, films de mondes perdus… Mais c’est le cinéma fantastique gothique (un tiers de sa production) qui fit le succès du studio : une série de films au cachet très anglais, prenant souvent place dans un cadre victorien, et déchirés par des éclats d’horreur. Reposant sur une poignée de cinéastes talentueux (Terence Fisher, Val Guest…) et sur deux acteurs majeurs (Christopher Lee et Peter Cushing), la Hammer eut une grande influence à l’international.
Royaume-Uni / 1h33 / Imdb / DVD
Titre original : The Curse of the Werewolf
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The Big Swallow • James Williamson • 1901 James Williamson / 1901

Un homme est irrité par la présence d’un photographe… (film entier)
James Williamson (1855-1933) est, avec George Albert Smith, le représentant le plus célèbre de l’École de Brighton – ce moment du cinéma britannique caractérisé par un grand nombre d’innovations (gros plans, champ-contrechamp, plans subjectifs…). Pharmacien de profession, Williamson était le président du Hove Camera Club (un club de photographie local), dont certains membres se passionnèrent pour le cinéma, auquel il se consacrèrent bientôt à plein temps. Du groupe, il est celui qui annoncera le mieux les futurs principes du montage, notamment via ses films de poursuite (continuité d’un espace morcelé entre différents plans), même si, comme en atteste The Big Swallow, ses expérimentations sont plus diverses (il ira entre autres jusqu’à concevoir, en 1908, une séance interactive où les specateurs choisissent les intertitres avant la projection).
Royaume-Uni / 0h01 / Imdb / DVD
Titre alternatif : A Photographic Contortion
POSTER question vie mort

Une Question de vie ou de mort • Michael Powell et Emeric Pressburger • 1946 Michael Powell et Emeric Pressburger / 1946

Durant la Seconde Guerre mondiale, le pilote britannique Peter Carter survit miraculeusement à un avion en flammes…
Michael Powell (1905-1990) et Emeric Pressburger (1902-1988) ont formé un binôme de réalisateurs souvent considéré comme l’apogée du cinéma britannique. Via leur société de production “The Archers”, ils réalisent dans les années 40 et 50 une quinzaine de films narrativement ambitieux, d’une grande perfection formelle, souvent marqués par l’univers de la seconde guerre mondiale. Si la politique des auteurs eut tendance à attribuer la paternité de ces films à Powell seul (notamment parce que celui-ci a réalisé des films notables en dehors de cette collaboration), on reconnaît aujourd’hui une égale implication des deux cinéastes dans leur conception (quand bien même ils se partagent les tâches, par ailleurs très imbriquées : scénario, montage, et gestion de la musique pour Pressburger ; mise en scène, direction d’acteurs, et promotion pour Powell).
Royaume-Uni / 1h44 / Imdb / DVD
Titre original : A Matter of Life and Death