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Les Dents de fer • Léonce Perret • 1913 Léonce Perret / 1913

Alors qu’on la met au lit, la petite fille d’une grande maison bourgeoise montre les premiers symptômes d’une diphtérie. Appelé en urgence, le médecin spécialiste des alentours se rend à la demeure. Mais sa voiture tombe en panne au milieu de la route…  [article]
Léonce Perret (1880-1935) fut l’un des grands cinéastes de la société Gaumont. Sa mise en scène ferme et rigoureuse, parfois traversée d’éclairs plus macabres ou de mises en abimes, fut alors le terrain de nombreuses avancées formelles – et ses films plus longs (Le Mystère des roches de Kador, L’Enfant de Paris…) restent parmi les plus estimés du cinéma français d’avant-guerre. Il est également connu du public, à cette époque, pour se mettre lui-même en scène dans une série de courts-métrages comiques (la série des Léonce). C’est néanmoins surtout dans les années 20 qu’il connaîtra, à son retour en France après quelques années aux USA, un succès critique international.
La Société Gaumont, fondée en 1895, fut l’autre grand géant du cinéma premier aux côtés de Pathé – concurrent dont elle se démarque par une évolution plus lente, une production plus concentrée, mais aussi par un souci plus appuyé de qualité esthétique et de bienséance. Créant aux Buttes Chaumont le plus grand studio du monde (1905), et ouvrant une immense salle de cinéma à Paris (1910), Gaumont restera célèbre pour ses expérimentations techniques (sonores, chromatiques, animation), mais aussi pour la qualité de ses cinéastes : Alice Guy, Jean Durand, Léonce Perret, Victorin Jasset, et surtout Louis Feuillade. La guerre porte un coup d’arrêt à son expansion, et la production de films cessera temporairement en 1925, avec la mort de Feuillade ; mais la société perdurera à travers le siècle.
France / 0h13 / Imdb / DVD
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L’Enfant sauvage • François Truffaut • 1970 François Truffaut / 1970

Aveyron, 1798. Dans la forêt, des paysans surprennent un enfant sauvage d’une dizaine d’années, et le capturent, pour le livrer à l’institut des sourds-muets de Paris. Un jeune médecin, Jean Itard, demande alors la charge de l’enfant et l’emmène chez lui, où il va tenter de tout lui apprendre, du moindre geste à la parole…
François Truffaut (1932-1984) fut d’abord un jeune et célèbre critique (à Arts-Spectacles et aux Cahiers du cinéma), dont les thèses acerbes furent très influentes ; puis il fut la tête de proue, avec son ami Jean-Luc Godard, de la Nouvelle vague française (Les Quatre Cents Coups, 1959) ; et enfin un cinéaste majeur du cinéma des années 60 et 70. Si l’on retient souvent de lui ses influences (Renoir, Rossellini, Hitchcock), ses thématiques (rapport à l’enfance, séduction et femmes fatales), ou encore ses films cousins (les quatre opus d’Antoine Doinel, ses films séries noires…), sa plus grande force fut son style énigmatique : humble et discret d’apparence, économe et presque trop limpide, désarmant dans sa littéralité (à l’image de la neutralité bizarre son propre jeu d’acteur) – mais dont le ton lunaire cumulant les rimes et répétitions, les ellipses narratives, ou les réflexes issus de la littérature, évoque une ballade dans les tréfonds de l’inconscient. Truffaut meurt prématurément à 52 ans, laissant de nombreux projets inachevés derrière lui.
France / 1h23 / Imdb / DVD
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La Souriante Madame Beudet • Germaine Dulac • 1923 Germaine Dulac / 1923

Mme Beudet est malheureuse dans un mariage médiocre et insipide. Elle ne peut s’évader de la grisaille quotidienne que par ses rêveries. Mais l’image de son mari ne la quitte pas…
Germaine Dulac (1882-1942) fut d’abord une journaliste aux positions féministes affirmées, qui infuseront son œuvre par la suite. Profondément convaincue du pouvoir du cinéma (dans sa capacité à exister en tant qu’art à part entière, mais aussi en tant qu’outil éducatif), elle se met à la réalisation en 1915. De sa rencontre professionnelle et amicale avec Louis Delluc naîtra le courant impressionniste français – qu’elle nourrira par une série de films emplis d’effets visuels (jusqu’à flirter avec un cinéma purement abstrait, à la fin des années 20), mais aussi par le biais de ciné-clubs, de cours, ou de nombreux essais théoriques. L’arrivée du parlant la verra se tourner définitivement vers l’aspect documentaire et informatif du cinéma – jusqu’à devenir, en 1935, la directrice adjointe des actualités Gaumont.
France / 0h54 / Imdb / DVD
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Le Scarabée d’or • Segundo de Chomón • 1907 Segundo de Chomón / 1907

Un sorcier aperçoit un scarabée d’or grimpant le long des murs du palais, et le jette dans un creuset… (film entier)
Segundo de Chomón (1871-1929), qui travaillera en France sous le nom de “Chaumont”, débuta sa carrière en Espagne comme coloriste. C’est en cette qualité qu’il est engagé chez Pathé, qui veut continuer à concurencer Méliès, que Chomón est invité à plagier pour ses premiers films. Il deviendra en fait un expérimentateur à part entière, explorant avec enthousiasme tout le potentiel de la colorisation et des effets spéciaux, qui prennent chez lui souvent le pas sur les films eux-mêmes (au point que ceux-ci en deviennent parfois brouillons). Il sera également l’un des pionniers du cinéma d’animation, et se verra, dans les années 10 et 20, employé comme truquiste (notamment sur Cabiria et Napoléon).
Pathé, avec Gaumont, fut l’une des plus imposantes sociétés des débuts du cinéma (en 1904, elle contrôle 30 à 50 % des films projetés dans le monde occidental). Ayant le quasi-monopole auprès du public de foires, elle produit énormément (parfois au détriment de la qualité), et participe très tôt, de par la diversité de son catalogue, à accentuer la découpe des films en “genres” ; elle pratique également une politique d’expansion par ses filiales à l’étranger ; et elle édite enfin les productions du “Film d’art”, qui ouvrent le cinéma à un public plus bourgeois. Certains grands noms des deux premières décennies du cinéma travailleront chez Pathé : Albert Capellani, Ferdinand Zecca, Segundo de Chomón, ou encore Max Linder. La firme sera également célèbre plus tard pour ses actualités cinématographiques (le Pathé Journal, lancé dès 1908, deviendra très populaire dans l’entre-deux-guerre).
France / 2h03 / Imdb
POSTER remorques1

Remorques • Jean Grémillon • 1941 Jean Grémillon / 1941

Le capitaine du remorqueur Le Cyclone, André Laurent, se voit contraint de quitter précipitamment la noce d’un de ses marins pour aller au secours d’un navire, laissant son épouse derrière lui. Sur le bâteau remorqué, il rencontre une jeune femme…
Jean Grémillon (1909-1959) fut l’un des réalisateurs les plus singuliers du cinéma classique français. Expérimentateur et exigeant, il entame avec l’échec commercial de La petite Lise (1931) une carrière qu’on qualifia souvent de maudite (rares succès en salles malgré un talent partout reconnu, projets avortés ou jamais réalisés…). Les années 30 le voient travailler ailleurs en Europe, et c’est paradoxalement durant la seconde guerre mondiale que Grémillon, qui appartenait pourtant à un réseau de résistance, réalisera ses chefs-d’œuvre français (Remorques, Lumière d’été, La Ciel est à vous) : le réalisme poétique s’y trouve conjugué à une fibre plus sèchement tragique, mais aussi plus lucide (sortis des carcans de victimes ou de femmes fatales, les personnages féminins y sont résolument modernes). La fin de sa carrière est marquée par un retour au documentaire, où il avait débuté.
France / 1h24 / Imdb / DVD
POSTER indefantome1

L’Inde fantôme • Louis Malle • 1969 Louis Malle / 1969

Au cours de l’année 1968, Louis Malle fait un voyage de six mois à travers l’Inde, caméra à la main… (ouverture du film)  [article]
Louis Malle (1932-1995), issu d’une grande famille bourgeoise, n’aura de cesse de tromper cet héritage familial par des passions politiques marxistes, un goût de l’altérité et du voyage (tournages en mer, en Inde, aux USA), et une habitude à traiter de sujets scandaleux (inceste, collaboration) – sujets qu’il filme d’une façon calme et dépassionnée, avec un regard totalement dénué de morale. Cette forme apaisée, voire traditionnelle, fit qu’il ne fut jamais tout à fait associé à la Nouvelle vague, bien qu’en étant contemporain. Il conserve plutôt l’image d’un franc-tireur, singulier tant par ses expérimentations et l’éclectisme chercheur de sa filmographie, que par sa capacité à toucher un large public, et à se fondre sans difficultés, à l’occasion, dans les formes du cinéma américain. Bien qu’ayant tourné plusieurs documentaires, il reste aujourd’hui surtout célèbre pour ses fictions.
France / 6h18 / Imdb / DVD
L’Inde fantôme est composé de 7 épisodes,
cet extrait est issu du premier d’entre eux (
La Caméra impossible).