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Le Scarabée d’or • Segundo de Chomón / 1907 Segundo de Chomón / 1907

Un sorcier aperçoit un scarabée d’or grimpant le long des murs du palais, et le jette dans un creuset… (film entier)
Segundo de Chomón (1871-1929), qui travaillera en France sous le nom de “Chaumont”, débuta sa carrière en Espagne comme coloriste. C’est en cette qualité qu’il est engagé chez Pathé, qui veut continuer à concurencer Méliès, que Chomón est invité à plagier pour ses premiers films. Il deviendra en fait un expérimentateur à part entière, explorant avec enthousiasme tout le potentiel de la colorisation et des effets spéciaux, qui prennent chez lui souvent le pas sur les films eux-mêmes (au point que ceux-ci en deviennent parfois brouillons). Il sera également l’un des pionniers du cinéma d’animation, et se verra, dans les années 10 et 20, employé comme truquiste (notamment sur Cabiria et Napoléon).
Pathé, avec Gaumont, fut l’une des plus imposantes sociétés des débuts du cinéma (en 1904, elle contrôle 30 à 50 % des films projetés dans le monde occidental). Ayant le quasi-monopole auprès du public de foires, elle produit énormément (parfois au détriment de la qualité), et participe très tôt, de par la diversité de son catalogue, à accentuer la découpe des films en “genres” ; elle pratique également une politique d’expansion par ses filiales à l’étranger ; et elle édite enfin les productions du “Film d’art”, qui ouvrent le cinéma à un public plus bourgeois. Certains grands noms des deux premières décennies du cinéma travailleront chez Pathé : Albert Capellani, Ferdinand Zecca, Segundo de Chomón, ou encore Max Linder. La firme sera également célèbre plus tard pour ses actualités cinématographiques (le Pathé Journal, lancé dès 1908, deviendra très populaire dans l’entre-deux-guerre).
France / 2h03 / Imdb
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Remorques • Jean Grémillon / 1941 Jean Grémillon / 1941

Le capitaine du remorqueur Le Cyclone, André Laurent, se voit contraint de quitter précipitamment la noce d’un de ses marins pour aller au secours d’un navire, laissant son épouse derrière lui. Sur le bâteau remorqué, il rencontre une jeune femme…
Jean Grémillon (1909-1959) fut l’un des réalisateurs les plus singuliers du cinéma classique français. Expérimentateur et exigeant, il entame avec l’échec commercial de La petite Lise (1931) une carrière qu’on qualifia souvent de maudite (rares succès en salles malgré un talent partout reconnu, projets avortés ou jamais réalisés…). Les années 30 le voient travailler ailleurs en Europe, et c’est paradoxalement durant la seconde guerre mondiale que Grémillon, qui appartenait pourtant à un réseau de résistance, réalisera ses chefs-d’œuvre français (Remorques, Lumière d’été, La Ciel est à vous) : le réalisme poétique s’y trouve conjugué à une fibre plus sèchement tragique, mais aussi plus lucide (sortis des carcans de victimes ou de femmes fatales, les personnages féminins y sont résolument modernes). La fin de sa carrière est marquée par un retour au documentaire, où il avait débuté.
France / 1h24 / Imdb / DVD
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L’Inde fantôme • Louis Malle / 1969 Louis Malle / 1969

Au cours de l’année 1968, Louis Malle fait un voyage de six mois à travers l’Inde, caméra à la main… (ouverture du film)  [article]
Louis Malle (1932-1995), issu d’une grande famille bourgeoise, n’aura de cesse de tromper cet héritage familial par des passions politiques marxistes, un goût de l’altérité et du voyage (tournages en mer, en Inde, aux USA), et une habitude à traiter de sujets scandaleux (inceste, collaboration) – sujets qu’il filme d’une façon calme et dépassionnée, avec un regard totalement dénué de morale. Cette forme apaisée, voire traditionnelle, fit qu’il ne fut jamais tout à fait associé à la Nouvelle vague, bien qu’en étant contemporain. Il conserve plutôt l’image d’un franc-tireur, singulier tant par ses expérimentations et l’éclectisme chercheur de sa filmographie, que par sa capacité à toucher un large public, et à se fondre sans difficultés, à l’occasion, dans les formes du cinéma américain. Bien qu’ayant tourné plusieurs documentaires, il reste aujourd’hui surtout célèbre pour ses fictions.
France / 6h18 / Imdb / DVD
L’Inde fantôme est composé de 7 épisodes,
cet extrait est issu du premier d’entre eux (
La Caméra impossible).
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Premier prix de violoncelle • Anonyme / 1907 Anonyme / 1907

Un musicien de rue s’installe entre deux immeubles… (film entier)
Pathé, avec Gaumont, fut l’une des plus imposantes sociétés des débuts du cinéma (en 1904, elle contrôle 30 à 50 % des films projetés dans le monde occidental). Ayant le quasi-monopole auprès du public de foires, elle produit énormément (parfois au détriment de la qualité), et participe très tôt, de par la diversité de son catalogue, à accentuer la découpe des films en “genres” ; elle pratique également une politique d’expansion par ses filiales à l’étranger ; et elle édite enfin les productions du “Film d’art”, qui ouvrent le cinéma à un public plus bourgeois. Certains grands noms des deux premières décennies du cinéma travailleront chez Pathé : Albert Capellani, Ferdinand Zecca, Segundo de Chomón, ou encore Max Linder. La firme sera également célèbre plus tard pour ses actualités cinématographiques (le Pathé Journal, lancé dès 1908, deviendra très populaire dans l’entre-deux-guerre).
France / 0h03 / Imdb / DVD
POSTER marinmasque1

Le Marin masqué • Sophie Letourneur / 2011 Sophie Letourneur / 2011

Lætitia et Sophie partent en week-end à Quimper, la ville natale de Lætitia… Au fil de leur séjour réapparait la figure du “Marin masqué”, son amour de jeunesse.
Sophie Letourneur (1978-) est l’une des figures du cinéma français contemporain, où elle s’imposa en 2010 avec son premier long (La vie au Ranch). Fascinée par le quotidien, l’anodin, le désœuvrement ou même l’ennui, elle commença à travailler à partir de l’enregistrement documentaire de conversations, méthode qui influera beaucoup la manière de concevoir ses fictions. Ses films sont souvent centrés sur les bandes d’amies et le milieu parisien qui est le sien, qu’elle observe avec une distance flegmatique et amusée.
France / 0h35 / Imdb / DVD
POSTER coeur2c

Le Cœur et l’argent • Louis Feuillade / 1912 Louis Feuillade / 1912

Suzanne et Raymond s’aiment. Mais sa mère, propriétaire d’une petite auberge, arrange un mariage pour sa fille avec un riche client…
Louis Feuillade (1873-1925) fut le directeur artistique de la société Gaumont, et son plus important réalisateur – tant par le nombre de films qu’il dirigea (près de 800) que par son influence. Difficile pourtant de définir le cinéma particulièrement éclectique de Feuillade, où le réalisme bourgeois sourde de relants plus irréels et fantasques, et où l’ambition esthétique se conjugue à des visées pragmatiquement commerciales. On peut néanmoins citer trois moments célèbres de sa filmographie : ses personnages d’enfants terribles (Bout de Zan, Bébé, Oscar), ses drames réalistes et moraux (série “La vie telle qu’elles est”), et surtout son talent pour les sérials et films policiers à épisodes (Judex, Fantômas, Les vampires…), qui comptent parmi les œuvres les plus emblématiques du cinéma muet.
La Société Gaumont, fondée en 1895, fut l’autre grand géant du cinéma premier aux côtés de Pathé – concurrent dont elle se démarque par une évolution plus lente, une production plus concentrée, mais aussi par un souci plus appuyé de qualité esthétique et de bienséance. Créant aux Buttes Chaumont le plus grand studio du monde (1905), et ouvrant une immense salle de cinéma à Paris (1910), Gaumont restera célèbre pour ses expérimentations techniques (sonores, chromatiques, animation), mais aussi pour la qualité de ses cinéastes : Alice Guy, Jean Durand, Léonce Perret, Victorin Jasset, et surtout Louis Feuillade. La guerre porte un coup d’arrêt à son expansion, et la production de films cessera temporairement en 1925, avec la mort de Feuillade ; mais la société perdurera à travers le siècle.
France / 0h18 / Imdb / DVD