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Sous les toits de Paris • René Clair • 1930 René Clair / 1930

Dans un quartier populaire de Paris, Albert, un chanteur des rues sans le sou, habite une chambre sous les toits. Il rencontre la belle roumaine Pola dont il tombe amoureux, mais il n’est pas le seul dans ce cas… (ouverture du film)
Cinexploria se met en pause pour quelques mois, mais vous promet de revenir tôt ou tard avec de nouveaux extraits !
René Clair (1898-1981), qui fut aussi romancier et metteur en scène de théâtre, est surtout retenu par la cinéphilie contemporaine pour son premier coup d’éclat, Entr’acte (1924), un court-métrage dadaïste. Mais il fut longtemps plus connu comme réalisateur majeur des débuts du cinéma parlant, en une série de comédies cultivant (et popularisant à l’étranger) l’image d’un Paris populaire et bon vivant, et dont les expérimentations ou trouvailles posèrent les tous premiers jalons et principes du cinéma sonore (ce qui lui vaudra l’admiration de plusieurs cinéastes internationaux – dont Chaplin, qui s’inspirera explicitement de son film À nous la liberté). Le succès se tarit pour lui dans la deuxième moitié des années 30 : René Clair passe alors d’abord par Londres, puis par les USA pour fuir la guerre (il tournera sept films à Hollywood), avant de finalement revenir en France, devenant sur le tard l’un des représentants exemplaires du cinéma de studio national.
France / 1h36 / Imdb / DVD
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Au pays noir • Ferdinand Zecca • 1905 Ferdinand Zecca / 1905

Drame en 8 tableaux sur le quotidien des mineurs de houille…
Ferdinand Zecca (1864-1947), comédien venu du spectacle vivant, est embauché comme réalisateur chez Pathé après de premiers essais de cinéma sonore. Il connaît vite un grand succès (Histoire d’un crime, 1901), et devient dès 1903 le directeur artistique de Pathé, supervisant les différents cinéastes de la firme, quitte à parfois signer leurs films de son propre nom – films auxquels il participait cela dit régulièrement à différents niveaux (décor, histoire, image…), rendant la paternité réelle des productions Pathé difficile à établir. Moins artiste que commercial, faisant feu de tout bois, Zecca est surtout à l’affut des innovations et nouveautés (les trouvailles de Méliès, les films de Brighton…), dont il s’inspira ou qu’il plagia avec un talent certain. En découle une filmographie imposante et très éclectique (même si on en a surtout retenu les fééries et films-à-trucs), qui aura été décisive dans la capacité de Pathé a s’imposer comme leader mondial de la production des années 1900.
Pathé, avec Gaumont, fut l’une des plus imposantes sociétés des débuts du cinéma (en 1904, elle contrôle 30 à 50 % des films projetés dans le monde occidental). Ayant le quasi-monopole auprès du public de foires, elle produit énormément (parfois au détriment de la qualité), et participe très tôt, de par la diversité de son catalogue, à accentuer la découpe des films en “genres” ; elle pratique également une politique d’expansion par ses filiales à l’étranger ; et elle édite enfin les productions du “Film d’art”, qui ouvrent le cinéma à un public plus bourgeois. Certains grands noms des deux premières décennies du cinéma travailleront chez Pathé : Albert Capellani, Ferdinand Zecca, Segundo de Chomón, ou encore Max Linder. La firme sera également célèbre plus tard pour ses actualités cinématographiques (le Pathé Journal, lancé dès 1908, deviendra très populaire dans l’entre-deux-guerre).
France / 0h14 / Imdb / DVD
Lucien Nonguet aurait co-réalisé le film
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Le Frotteur • Alice Guy • 1907 Alice Guy / 1907

Un cireur de parquet se met au tavail… (film entier)
Alice Guy (1873-1968), qui suivait de près les évolutions de la photographie, proposa à Léon Gaumont, dont elle est la secrétaire, de réaliser de courts films pour accompagner la vente de leurs appareils cinématographiques. Devant le succès de son premier essai, Gaumont en fait la directrice de son département fiction, poste qu’elle occupera jusqu’en 1907, exerçant un contrôle particulièrement actif sur tous les fronts de la fabrication des films (casting, lumières, costumes…), lançant la carrière de Feuillade, et encourageant de nombreuses innovations techniques (les phonoscènes, notamment). Son cinéma pionnier, s’il a exploré tous les genres, se démarque dans ses meilleurs films comiques par une fantaisie énergique, matinée d’absurde et colorée de pulsions. Elle suit ensuite son mari aux USA, où elle monte son propre studio, et connaît plusieurs succès, abordant des thèmes parfois difficiles (féminisme revendiqué, traite des blanches). La difficulté à tenir face au Hollywood naissant, et la fragilité morale et financière résultant de la rupture avec son mari, auront cependant raison de sa carrière à la fin des années 10.
La Société Gaumont, fondée en 1895, fut l’autre grand géant du cinéma premier aux côtés de Pathé – concurrent dont elle se démarque par une évolution plus lente, une production plus concentrée, mais aussi par un souci plus appuyé de qualité esthétique et de bienséance. Créant aux Buttes Chaumont le plus grand studio du monde (1905), et ouvrant une immense salle de cinéma à Paris (1910), Gaumont restera célèbre pour ses expérimentations techniques (sonores, chromatiques, animation), mais aussi pour la qualité de ses cinéastes : Alice Guy, Jean Durand, Léonce Perret, Victorin Jasset, et surtout Louis Feuillade. La guerre porte un coup d’arrêt à son expansion, et la production de films cessera temporairement en 1925, avec la mort de Feuillade ; mais la société perdurera à travers le siècle.
France / 0h03 / Imdb / DVD
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Le Jour se lève • Marcel Carné • 1939 Marcel Carné / 1939

François vient d’assassiner Valentin. Au comble du désespoir, il s’est barricadé dans son appartement. Tandis que la police l’assiège, il se repasse en pensée les événements qui l’ont conduit au crime…
Marcel Carné (1906-1996), d’abord assistant de René Clair et de Jacques Feyder, réalise avec Quai des brumes (1938) un film extrêmement influent. Il devient alors le maître du réalisme poétique – ce genre français qui, dans les années 30 et 40, mélangea un réalisme ouvrier et prolétaire, aux dialogues gouailleurs très écrits, avec une ambiance maudite et poisseuse, aux accents presque fantastiques. On lui reprocha parfois, par la suite, un tableau complaisant du Paris populaire, ou encore d’avoir moins été metteur en scène qu’un habile réunisseur de talents (Prévert aux dialogues, Trauner aux décors, Jaubert à la musique…). Sa filmographie régulièrement attaquée (en premier lieu par la Nouvelle vague), et tout aussi régulièrement réhabilitée, reste un élément central de l’histoire du cinéma français.
France / 1h33 / Imdb / DVD
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Les Dents de fer • Léonce Perret • 1913 Léonce Perret / 1913

Alors qu’on la met au lit, la petite fille d’une grande maison bourgeoise montre les premiers symptômes d’une diphtérie. Appelé en urgence, le médecin spécialiste des alentours se rend à la demeure. Mais sa voiture tombe en panne au milieu de la route…  [article]
Léonce Perret (1880-1935) fut l’un des grands cinéastes de la société Gaumont. Sa mise en scène ferme et rigoureuse, parfois traversée d’éclairs plus macabres ou de mises en abimes, fut alors le terrain de nombreuses avancées formelles – et ses films plus longs (Le Mystère des roches de Kador, L’Enfant de Paris…) restent parmi les plus estimés du cinéma français d’avant-guerre. Il est également connu du public, à cette époque, pour se mettre lui-même en scène dans une série de courts-métrages comiques (la série des Léonce). C’est néanmoins surtout dans les années 20 qu’il connaîtra, à son retour en France après quelques années aux USA, un succès critique international.
La Société Gaumont, fondée en 1895, fut l’autre grand géant du cinéma premier aux côtés de Pathé – concurrent dont elle se démarque par une évolution plus lente, une production plus concentrée, mais aussi par un souci plus appuyé de qualité esthétique et de bienséance. Créant aux Buttes Chaumont le plus grand studio du monde (1905), et ouvrant une immense salle de cinéma à Paris (1910), Gaumont restera célèbre pour ses expérimentations techniques (sonores, chromatiques, animation), mais aussi pour la qualité de ses cinéastes : Alice Guy, Jean Durand, Léonce Perret, Victorin Jasset, et surtout Louis Feuillade. La guerre porte un coup d’arrêt à son expansion, et la production de films cessera temporairement en 1925, avec la mort de Feuillade ; mais la société perdurera à travers le siècle.
France / 0h13 / Imdb / DVD
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L’Enfant sauvage • François Truffaut • 1970 François Truffaut / 1970

Aveyron, 1798. Dans la forêt, des paysans surprennent un enfant sauvage d’une dizaine d’années, et le capturent, pour le livrer à l’institut des sourds-muets de Paris. Un jeune médecin, Jean Itard, demande alors la charge de l’enfant et l’emmène chez lui, où il va tenter de tout lui apprendre, du moindre geste à la parole…
François Truffaut (1932-1984) fut d’abord un jeune et célèbre critique (à Arts-Spectacles et aux Cahiers du cinéma), dont les thèses acerbes furent très influentes ; puis il fut la tête de proue, avec son ami Jean-Luc Godard, de la Nouvelle vague française (Les Quatre Cents Coups, 1959) ; et enfin un cinéaste majeur du cinéma des années 60 et 70. Si l’on retient souvent de lui ses influences (Renoir, Rossellini, Hitchcock), ses thématiques (rapport à l’enfance, séduction et femmes fatales), ou encore ses films cousins (les quatre opus d’Antoine Doinel, ses films séries noires…), sa plus grande force fut son style énigmatique : humble et discret d’apparence, économe et presque trop limpide, désarmant dans sa littéralité (à l’image de la neutralité bizarre son propre jeu d’acteur) – mais dont le ton lunaire cumulant les rimes et répétitions, les ellipses narratives, ou les réflexes issus de la littérature, évoque une ballade dans les tréfonds de l’inconscient. Truffaut meurt prématurément à 52 ans, laissant de nombreux projets inachevés derrière lui.
France / 1h23 / Imdb / DVD