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Printemps dans une petite ville • Fei Mu • 1948 Fei Mu / 1948

Au retour du printemps, en 1946, un couple meurtri par la guerre tente de retrouver un semblant de normalité. Liyan, le mari, est âgé et malade. Yuwen, sa femme, n’est plus amoureuse, et seule sa petite sœur apporte un peu de joie au foyer. Un jour, un ami de leur passé, Zhang, vient leur rendre visite…
Fei Mu (1906-1951) est l’un des grands noms de la deuxième génération du cinéma chinois. Très vite célébré pour ses premiers films à la Lianhua, il se distingue de ses collègues par un style plus poétique, et davantage penché sur le caractère de ses personnages. Sa carrière oscillera de film en film entre désir de naturalisme, formalisme hérité de l’opéra, distance du théâtre, et moralisme confucéen. Comme nombre de réalisateurs, Fei Mu fuit à Hong-Kong en 1949 : auparavant, il aura réalisé avec sa dernière œuvre, Printemps dans une petite ville, un film aujourd’hui souvent considéré comme le meilleur du cinéma chinois – et en tout cas emblématique du très court “deuxième âge d’or” de la seconde génération, coincé entre la fin de la guerre sino-japonaise et la révolution communiste. Longtemps oublié et rejeté par le pouvoir, son cinéma ne sera réhabilité que dans les années 80.
Chine / 1h38 / Imdb / DVD
Parfois aussi titré Le Printemps d’une petite ville
Titre original : Xiǎochéng zhī chūn
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Adieu ma concubine • Chen Kaige • 1993 Chen Kaige / 1993

Chine, 1925. Douxi, jeune fils d’une prostituée, est abandonné par sa mère à l’école de l’opéra de Pékin…
Chen Kaige (1952-), comme nombre de cinéastes de la cinquième génération, grandit dans le contexte traumatisant de la révolution culturelle. Il est formé comme ses confrères à l’Université de cinéma de Pékin – ses amis de promotion sont les autres grands cinéastes de la période : Zhang Yimou (qui sera aussi son chef-opérateur) et Tian Zhuangzhuang. Il développe dès son premier film (Terre jaune, 1984) une forme sytlisée, et un regard critique posé sur le régime communiste. La Palme d’or à Adieu ma concubine couronne une jeune filmographie qui, par la suite, se perdra dans un style plus docile, académique et pompier, au diapason de l’émergence du blockbuster chinois.
Chine / 2h51 / Imdb / DVD
Titre original : Ba wang bie ji
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À l’ouest des rails • Wang Bing • 2002 Wang Bing / 2002

À Shenyang, dans la Chine profonde, alors qu’on fête l’arrivée du nouveau siècle, un gigantesque complexe industriel est à l’agonie. En neuf heures et trois films, Wang Bing raconte son effondrement, en revivant les même évènements du point de vue des ouvriers, puis de leurs familles, et enfin des cheminots.
Wang Bing (1967-) fut l’une des grandes révélations des années 2000. Tournant seul sa fresque documentaire durant quatre ans, il fut tant le cinéaste emblématique de la sixième génération du cinéma chinois (cinéma d’auteur clandestin, exigeant), que celui des infinies possibilités documentaires offertes par l’usage des petites caméras DV. S’ensuivit une filmographie penchée sur les traumas du passé national, sur l’extrême pauvreté des naufragés de la croissance, et sur les paysages arides, voire apocalyptiques, où ils semblent avoir été oubliés.
Chine / 9h11 / Imdb / DVD
Titre original : Tie Xi Qu
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Les Singes qui veulent attraper la lune • Zhou Keqin • 1981 Zhou Keqin / 1981

De petits singes découvrent la lune, par une belle nuit claire. Fascinés, ils cherchent à se l’approprier. Mais comment donc attraper la lune ? (ouverture du film)  [article]
Les Studios d’Art de Shanghai (1957-) sont des studios d’État, qui réalisèrent plus de 250 courts-métrages entre les années 50 et 80, et qui furent célèbres pour leur variété de styles. Leur particularité était d’adapter le patrimoine littéraire national (légendes, romans, BD, proverbes) avec des techniques issues de l’art traditionnel chinois, allant des formes nobles (calligraphie, peinture à l’encre) aux formes populaires (papier découpé, jouets de bois, théâtres d’ombres). Les studios connurent deux âges d’or (1957-1965 et 1976-1989) scindés par la révolution culturelle, avant de prendre le marché international de l’animation de plein fouet – et de normaliser leur création pour survivre.
Zhou Keqin (1947-) est l’un des cinéastes de cette deuxième période des studios. Il y réalisera quelques courts-métrages en découpages articulés (ainsi qu’une série télévisée très populaire, Les Frères Calebasse). En 1991, il prend la tête de la compagnie Yilimei (l’une des émanations et composantes des studios d’animation actuels, chargée des coproductions et travaux avec l’étranger).
Chine / 0h11 / Imdb / DVD
Titre original : Houzi lao yue
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La Divine • Wu Yonggang • 1934 Wu Yonggang / 1934

Une jeune femme se prostitue pour survivre. Tant bien que mal, elle essaie d’élever son fils en le protégeant de sa vie nocturne…
Wu Yonggang (1907-1982) est l’un des réalisateurs les plus reconnus de la deuxième génération du cinéma chinois. Comme la plupart de ses collègues d’alors à Shanghai, il fait un cinéma de gauche et socialement engagé. S’il tourne jusque dans les années 70, survivant aux multiples aléas de l’histoire du cinéma de son pays, son œuvre la plus célèbre et estimée restera son premier film (La Divine).
La Lianhua (1930-1937), ou “United Photoplay Service”, est l’une des trois grandes sociétés de production basées à Shanghai dans les années 30. Soucieuse de contrer les productions américaines, elle cherche à construire l’image d’un “Hollywood chinois” (studios, formation des technciens et acteurs, organisation verticale, intégration d’une compagnie de danse et de musique). Et comme ses concurentes, elle se spécialise dans un cinéma de gauche. La guerre sino-japonaise met l’entreprise en difficulté financière dès le milieu des années 30, précipitant sa fermeture.
Chine / 1h13 / Imdb / DVD
Titre original : Shen nu