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La Déesse agenouillée • Roberto Gavaldón • 1947 Roberto Gavaldón / 1947

Un ingénieur chimiste est dévoré par sa passion pour un mannequin. Celle-ci sert de modèle à une sculpture que l’homme offre à son épouse…
Roberto Gavaldón (1909-1986) fut un réalisateur central de l’âge d’or du cinéma mexicain. Surnommé “le roi du mélodrame”, il fut en fait surtout le cinéaste des passions intenses et exacerbées, se doublant parfois d’une obsession pour la mort, mais ce quelque soit le genre (film noir, ranchero…) : dans ses films, les personnages se retrouvent souvent dominés par ce qui les fascine et les obsède. Également connu pour ses qualités techniques (contre-jours, subdivision des espaces, profondeur de champ), Gavaldón importa une partie des traits formels du film noir américain (Anthony Mann, Joseph H. Lewis…) au sein du cinéma mexicain, qui construisait alors son identité.
Mexique / 1h47 / Imdb / DVD
Titre original : La diosa arrodillada
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La Chair et le Diable • Clarence Brown • 1926 Clarence Brown / 1926

Léo et Ulrich, rejetons de la grande aristocratie européenne, sont de grands amis d’enfance. Un jour, Léo tombe amoureux d’une comtesse, la belle Felicitas…
Clarence Brown (1890-1987), aujourd’hui relativement oublié des panthéons cinéphiles, fut pourtant un réalisateur central du muet hollywoodien, et l’un des cinéastes les plus prolifiques de la période parlante. D’abord disciple et assistant de Maurice Tourneur, il passe derrière la caméra en 1920, puis rejoint rapidement la MGM qu’il ne quittera plus – et de fait, son cinéma aux accents pictorialistes est avant tout exemplaire du style de la firme (idéalisation des acteurs, perfection technique, esthétique romantique). Après avoir aidé à façonner le mythe Greta Garbo (pour qui il tournera sept films), il connaît d’autres succès critiques et populaires, mais restera avant tout, selon ses propres mots, un “company-man”, un réalisateur de studio efficace enchaînant les films, cherchant simplement la meilleure mise en image du scénario qu’on lui a fourni.
USA / 1h52 / Imdb / DVD
Titre original : Flesh and the Devil
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La Légende de Gösta Berling • Mauritz Stiller • 1924 Mauritz Stiller / 1924

Vers 1820 dans le Värmland, le pasteur Gösta Berling est chassé de son presbytère pour ivrognerie. Devenu le précepteur d’une riche et pieuse héritière, il va faire de multiples rencontres…  [article]
Mauritz Stiller (1883-1928) fut, avec Victor Sjöström, le grand cinéaste de l’âge d’or muet suédois. Comme son collègue, il manie un certain réalisme (tournage en extérieurs), adopte le patrimoine littéraire national (Selma Lagerlöf), et se confronte à la grandeur d’une nature rude. Mais à l’inverse du lyrisme qui marqua le cinéma de Sjöström, l’approche de Stiller se caractérise, même face aux récits les plus comiques ou romanesques, par une sécheresse économe, un style droit et presque ascète, rigoureux et patient. La Légende de Gösta Berling, apogée artistique de la carrière de Stiller, est aussi l’occasion pour le cinéaste de révéler Greta Garbo, actrice dont il va façonner l’ascension, et avec laquelle il sera invité à Hollywood. Mais la MGM s’approprie immédiatement Garbo, la faisant tourner avec d’autres cinéastes, et rabat Stiller sur des projets mineurs. Déçu, usé, et d’une santé fragile, Stiller rentre en Suède, où il meurt précocement en 1928.
La “Svenska Biografteatern” (rebaptisée “Svensk Filmindustri” lors d’une fusion en 1919) fut la compagnie majeure du muet suédois. Son chef de production, Charles Magnusson, y embauche en 1912 trois figures décisives du muet national (Victor Sjöström, Mauritz Stiller et Georg af Klercker) : ceux-ci, se formant ensemble, inventeront les codes faisant la renommée de “l’école suédoise” (relation de l’homme à la nature, tournage en extérieurs, goût pour la psychologie, grande qualité plastique). Le studio fut aussi célèbre pour ses collaborations étrangères (y tourneront ainsi nombre de grands noms européens : Dreyer, Christensen, Veidt…), et produira après-guerre les films de Bergman.
Suède / 3h03 / Imdb / DVD
Titre original : Gösta Berlings saga
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Guide • Vijay Anand • 1965 Vijay Anand / 1965

Rosie, fille d’une courtisane, a été mariée par sa mère à un riche homme austère pour sauver son avenir. Elle a dû taire sa passion pour la danse et la musique, que son mari ne juge dignes que des prostituées…
Vijay Anand (1934-2004), souvent surnommé “Goldie Anand”, est le cadet d’une célèbre famille du cinéma indien (sa carrière est par exemple inextricablement liée à celle de son grand frère, la star Dev Anand, qui tounera dix fois sous sa caméra). S’il a également été scénariste, acteur, ou encore monteur, on retient surtout Vijay Anand comme le réalisateur de grands succès commerciaux du cinéma hindi, notamment deux films : Guide, qui reçut un dithyrambique accueil critique, et Johny Mera Naam (1970), qui façonna de nombreux codes du thriller d’action indien. Son style se reconnaît notamment par la haute qualité des scènes musicales : compositions entêtantes, chorégraphies aux configurations singulières, complexité d’une mise en scène à plans longs combinant les mouvements de la caméra et des acteurs, tout en jonglant entre l’avant et l’arrière-plan.
Inde / 3h03 / Imdb / DVD
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Une séparation • Asghar Farhadi • 2011 Asghar Farhadi / 2011

Son épouse décidant de le quitter, Nader engage une aide-soignante pour s’occuper de son père malade. Il ignore alors que la jeune femme est enceinte et a accepté ce travail sans l’accord de son mari… (ouverture du film)
Asghar Farhadi (1972-), qui a consacré ses années d’études au théâtre et travailla également comme scénariste, fait quelque peu rupture avec le cinéma d’auteur iranien des années 80-90, qui fut surtout connu pour la radicalité de sa mise en scène (dispositifs explicites, étirement du temps, jeux avec le réel). Les films de Farhadi, sous leur parure réaliste, sont eux des machines narratives implacables, qui connaissent un succès tant festivalier que populaire. Ses récits rythmés et plein de tension vont souvent fouiller le passé, les secrets, ou les non-dits des liens (amicaux, salariés, amoureux, familiaux…) d’un petit groupe de personnages – microcosme dont les mésaventures laissent apparaître, en sourdine et par l’expérience du quotidien, les tensions qui déchirent la société iranienne.
Iran / 2h09 / Imdb / DVD
Titre original : Djodāï-yé Nāder az Simin
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Raincoat • Rituparno Ghosh • 2004 Rituparno Ghosh / 2004

Mannu est sans emploi : il se rend à Calcutta pour emprunter de l’argent à d’anciens amis, afin de monter une affaire et remonter la pente. Entre deux visites, il se rend à la demeure de son ancienne fiancée, qui lui préféra finalement un homme riche, et qu’il n’a pas vue depuis des années…
Rituparno Ghosh (1963-2013), d’origine bengali, fut l’un des réalisateurs les plus singuliers du cinéma indien contemporain. Remarqué dès son second film (Unishe April, 1992, succès commercial et critique), il entame une curieuse filmographie en équilibre entre la production bollywoodienne populaire (dont il reprend la forme et les effets, certains codes, parfois les acteurs) et le cinéma indépendant bengali (nombreux dialogues, films en chambre, chansons parfois absentes – il se réclame lui-même de Satyajit Ray). Sa carrière, marquée par les adaptations (Rabindranath Tagore en premier lieu, mais aussi Shakespeare, O. Henry…), et par les portraits de figures féminines en souffrance, se terminera de manière plus inédite encore, par une série de films centrés sur la sexualité, où Rituparno Ghosh aborde frontalement l’homosexualité et la question transgenre, imprimant sa propre transition à l’image en devenant l’acteur de ses propres films.
Inde / 1h57 / Imdb / DVD