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POSTER Timbuktu

Timbuktu • Abderrahmane Sissako • 2014 Abderrahmane Sissako / 2014

Au Mali, des islamistes envahissent la ville de Tombouctou et y imposent la charia. Ils bannissent la musique, le football, les cigarettes, procèdent à des mariages forcés, persécutent les femmes, et improvisent des tribunaux. Silencieusement, les habitants résistent…
Abderrahmane Sissako (1961-) est né en Mauritanie, a grandi au Mali, a étudié le cinéma à la VGIK de Moscou, puis s’est installé en France. De ce parcours cosmopolite découle un cinéma penché sur les rapports Nord-Sud et préoccupé d’exil. Mais ce qui marque la filmographie de Sissako est surtout la façon poétique, humaniste et calme, avec laquelle il filme le continent Africain, dont les douloureux enjeux et les décors sereins (le désert notamment, arrière-plan de plusieurs de ses films) semblent devenir des éléments de fable.
Mauritanie, France / 1h37 / Imdb / DVD
POSTER fury2

Furie • Fritz Lang • 1936 Fritz Lang / 1936

Joe Wilson est injustement accusé de l’enlèvement d’une jeune femme. La foule, excitée par plusieurs meneurs, prend d’assaut et incendie la prison où il est enfermé. Mais au procès, plus personne ne semble se souvenir y avoir participé…
Fritz Lang (1890-1970), figure majeure du septième art, eut deux vies de cinéaste. La première en tant que réalisateur allemand : il est alors l’un des maîtres du cinéma expressionniste (dont il réalisera, avec Metropolis, l’une des œuvres majeures). Fuyant le tapis rouge que lui déroule le pouvoir nazi, il devient cinéaste Hollywoodien en 1936. Moins marquée visuellement, mais tout aussi précise, cette deuxième période révèle plus lisiblement l’essence du cinéma de Lang : celle d’une œuvre penchée sur la question du mal, abordé comme une affaire logique, voire mathématique. L’obsession pour la vérité et ses apparences, pour la question du jugement, ou pour les formes de la manipulation, complètent les motifs d’une filmographie qui retournera finalement en terres allemandes en 1958, pour trois derniers longs-métrages.
USA / 1h32 / Imdb / DVD
Titre original : Fury
POSTER Djeli3b

Djeli, conte d’aujourd’hui • Fadika Kramo-Lanciné • 1981 Fadika Kramo-Lanciné / 1981

Fanta et Karamoko, venus du même village, sont allés étudier à la moderne Abidjan. Ils s’aiment et veulent se marier. Mais à leur retour en vacances, il découvrent que leur parents et les traditions le leurs interdisent…
Fadika Kramo-Lanciné (1948), après un détour en France pour y étudier le cinéma, et de multiples films pédagogiques réalisés à son retour en Côté d’Ivoire, aura des difficultés à produire son premier long-métrage – le tournage de Djeli, réalisé sur ses fonds propres, lui prendra à lui seul deux ans. Célébré au FESPACO, il lui faudra pourtant douze années de plus pour financer son deuxième long (Wariko). Ces deux films, dont le style (narration évoquant le conte oral, rigueur plastique…) n’est pas sans rappeler celui d’Oumarou Ganda, dessinent les contours d’une œuvre penchée sur les mutations rapides d’un pays à l’urbanisation et à l’occidentalisation galopantes, et sur la comédie sociale qui en résulte.
Côte d’Ivoire / 1h30 / Imdb / DVD
POSTER deadman4

Dead Man • Jim Jarmusch • 1995 Jim Jarmusch / 1995

Bill Blake, jeune comptable en route pour l’Ouest américain, devient malgré lui un hors-la-loi traqué. Blessé, il est recueilli par Nobody, un Amérindien qui l’identifie d’emblée à son homonyme défunt, le poète anglais William Blake, et décide de sauver son âme…
Jim Jarmusch (1953-) est, depuis les années 80, l’une des figures emblématiques du cinéma indépendant américain – dont il est, aux côtés de Tarantino, le principal représentant de la veine post-moderne (collages de références, de musiques, de formes ou de genres). Son cinéma fait d’errances (en cela héritier de celui de Wim Wenders, entre autres nombreuses influences – Ray, Fuller, Melville, Keaton…) s’accompagne d’un burlesque parcimonieux et pince-sans-rire, d’un rythme lent, et d’une forme précise et épurée.
USA / 2h01 / Imdb / DVD
POSTER Tabou1

Tabou • Nagisa Ōshima • 1999 Nagisa Ōshima / 1999

Kyoto, printemps 1865 : un jeune homme androgyne fait son entrée dans la milice de samouraïs Shinsen gumi. Sa beauté va provoquer crimes, meurtres, et suspicions…
Nagisa Ōshima (1932-2013) fut le chef de file de la Nouvelle vague japonaise. Il tourne d’abord pour la Shoshiku, qu’il quittera après qu’elle ait retiré des salles l’un de ses films critique à l’égard du traité américano-japonais (Nuit et brouillard du Japon, 1960). De fait c’est surtout ainsi, pour son cinéma transgressif et ses sujets brûlants (peine de mort, jeunesse criminelle…), qu’Ōshima est resté dans la mémoire collective ; mais cette subversion thématique est indissociable d’une manière lucide, aiguisée, adulte, qui ne cherche pas tant le scandale que la frontalité. À partir des années 70, son cinéma s’interessera plus systématiquement à la sexualité (L’Empire des sens, 1976), parfois au travers de projets tout à fait accessibles au grand public (succès international de Furyo, en 1983).
Japon / 1h40 / Imdb / DVD
Titre original : Gohatto
POSTER jeunefille2

La Jeune fille au carton à chapeau • Boris Barnet • 1927 Boris Barnet / 1927

Natacha Korosteleva fabrique des chapeaux à domicile, qu’elle livre ensuite à Moscou. Au cours d’un de ses déplacements, elle fait la connaissance d’un jeune ouvrier provincial. Afin de lui venir en aide, elle contracte avec lui un mariage fictif…
Boris Barnet (1902-1965), grand cinéaste comique du muet soviétique, eut une position assez marginale vis-à-vis de l’école de montage dont il était le contemporain. D’un côté, il apparaît comme l’héritier direct des comédies de Lev Koulechov (le premier théoricien du montage en URSS, qui fut son professeur), et sa direction d’acteur énergique se rapproche des principes de la FEKS, autre courant lié au montage. Mais à l’inverse de la plupart de ses collègues, il n’a pas cherché à théoriser son cinéma, qui se bâtit naturellement autour des personnages et de la liberté du comédien (une conception du corps agissant, et du burlesque, que Barnet hérite entre autres de son passé de boxeur). Plus que par la comédie, c’est par leur tendresse lunaire que ses films tranchent avec leur époque, loin des expérimentations un peu froides des années 20, ou du scénario-roi qu’imposera le cinéma sous Staline. Chroniqueur amusé de la vie quotidienne de ses concitoyens, il aura des difficultés à retrouver l’inspiration après-guerre, et se donnera la mort en 1965.
URSS / 1h38 / Imdb / DVD
Titre original : Devushka s korobkoy