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La Femme Scorpion • Shun’ya Itō • 1972 Shun’ya Itō / 1972

Trahie par l’homme qu’elle aimait, Nami Matsushima est envoyée dans une prison pour femmes particulièrement violente. Y endurant d’innombrables souffrances, elle prépare son évasion en silence et peaufine sa vengeance…
Shun’ya Itō (1937-), engagé par la Toei en 1968, va accompagner le passage du studio à la production de films d’exploitation érotiques (les pinky violence) en se voyant confier l’adaptation d’un manga pour adultes : ce sera La Femme scorpion, premier film d’une longue série à succès où la puissance plastique du cinéaste, tout comme son féminisme ambigu (le spectacle des corps y côtoie une intense fascination pour les femmes fortes), trouvent un formidable terrain de jeu. Ses expérimentations formelles pousseront cependant le studio à lui retirer la série après le troisième volet, mettant sa carrière en pause pour près de dix ans. La suite de sa filmographie, moins connue en occident, est notamment marquée par le succès critique de Sombre crépuscule (1985), film sur la maladie d’Alzheimer.
Japon / 1h27 / Imdb / DVD
Titre original : Joshū 701-gō : Sasori
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Klute • Alan J. Pakula • 1971 Alan J. Pakula / 1971

John Klute, détective privé, recherche son ami Tom Gruneman, qui n’a plus donné de nouvelles à sa famille depuis six mois. Il se rend à New York pour enquêter : sa seule piste est une call-girl, Bree Daniels, à qui Tom aurait envoyé des lettres obscènes…
Alan J. Pakula (1928-1998), venu du théâtre, fut d’abord le producteur de Robert Mulligan, qu’il accompagnera sur cinq films. Mais c’est en tant que cinéaste du Nouvel Hollywood qu’il est resté célèbre, notamment pour sa “trilogie paranoïaque” des années 70 (Klute, À cause d’un assassinat et Les Hommes du président, tous trois marqués par la photographie ténébreuse de Gordon Willis), qui laissera de lui l’image d’un réalisateur engagé, au style hypnotique et aux atmosphères marquantes. Le thriller restera son genre de prédilection (malgré quelques écarts, comme en témoigne le succès du Choix de Sophie, en 1982). Parkula conservera la confiance des studios, continuant à tourner jusqu’aux années 90 – où il meurt brutalement dans un accident.
USA / 1h54 / Imdb / DVD
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Le Ballon blanc • Jafar Panahi • 1995 Jafar Panahi / 1995

C’est le jour de l’an en Iran : tous les foyers se procurent un poisson, car d’après la coutume, la possession de cet animal assure bonheur et prospérité pendant une année…
Jafar Panahi (1960-) commence sa carrière à la télévision, et sera d’abord l’assistant d’Abbas Kiarostami, qui aura une influence considérable sur ses premiers films (il écrira d’ailleurs le scénario de deux d’entre eux). Contrairement à lui, cependant, Panahi s’attaque très frontalement à la société iranienne (notamment à la condition des femmes), et aura de ce fait des soucis beaucoup plus concrets avec la censure. Malgré leur grand succès en festival, et leurs nombreux prix remportés, la plupart de ses films se voient ainsi interdits en Iran, jusqu’à ce que Panahi se voie condamné, en 2010, à ne plus pouvoir tourner pour vingt ans : la suite de sa carrière se fait donc dans la clandestinité, son cinéma se réinventant formellement pour tourner en cachette, et intégrer cette censure à la narration même des films.
Iran / 1h25 / Imdb / DVD
Titre original : Badkonake sefid
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Memories of Murder • Bong Joon-ho • 2003 Bong Joon-ho / 2003

En 1986, deux inspecteurs de police aux méthodes radicalement opposées, l’un de la campagne et l’autre de la ville, doivent mettre leurs forces en commun pour piéger un violeur et tueur en série, qui terrorise la province de Gyunggi…
Bong Joon-ho (1969-) est l’un des grands noms du renouveau coréen des années 2000. Son second film, Memories of Murder, est vu par des millions de spectateurs en Corée du Sud, et rencontre un succès critique international ; certains des traits stylistiques et narratifs de ce film (comme les brusques changements ou mélanges de tons) serviront de matrice à l’âge d’or du polar sud-coréen. De ce coup d’éclat, il déroule une filmographie atypique, qui utilise souvent le cinéma de genre (polar, film de monstre, science-fiction, comédie…) pour interroger les rouages sociaux et les rapports de classe, souvent traduits chez lui en termes spatiaux. Après un détour par l’Amérique, il rentre en Corée du Sud réaliser Parasite (2019), nouveau grand succès critique qui lui vaudra une palme d’or.
Corée du Sud / 2h11 / Imdb / DVD
Titre original : Salinui chueok
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Le Bouton de nacre • Patricio Guzmán • 2015 Patricio Guzmán / 2015

Le Chili a 4300 km de frontière avec l’océan. Des indigènes massacrés de Patagonie aux navigateurs anglais, des victimes de la dictature jetés à la mer aux éléments venus du Cosmos, le film explore l’histoire tragique que le pays entretient avec l’eau…
Patricio Guzmán (1941-), documentariste ayant dû fuir son pays en 1973, s’est très tôt penché sur la figure de Salvador Allende (à laquelle il consacre notamment trois documentaires en collaboration avec Chris Marker, très remarqués à l’époque), ainsi qu’à la dictature de Pinochet. Plus récemment, il connaît une grande célébration critique avec Nostalgie de la lumière (2012), premier volet d’une trilogie visant à explorer la géographie et le passé du Chili, sur un rythme rêveur et une forme aux accents cosmiques, en réveillant les fantômes et traumatismes du passé national.
Chili / 1h22 / Imdb / DVD
Titre original : El botón de nácar
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Creature Comforts • Nick Park • 1989 Nick Park / 1989

Des animaux sont interrogés sur leur conditions de captivité… (ouverture du film)
Nick Park (1958-) est le cinéaste phare des studios Aardman. Il y rentre en 1985 : son court-métrage Creature Comforts connaît un immense succès, bientôt suivi par la série des courts et long-métrages Wallace et Gromit, qui propulsent le studio comme l’une des références mondiales en matière d’animation. L’univers comique de Nick Park joue du pastiche, ainsi que des codes et bonnes manières de l’anglais moyen, qui perdurent même confrontés à l’absurde ou au déraisonnable. Mais son cinéma, en avançant, a perdu un peu de son mordant et de sa noirceur, peinant à se réinventer au-delà du duo Wallace et Gromit.
Aardman est un studio d’animation britannique spécialisé dans le stop-motion, créé en 1972 par David Sproxton et Peter Lord. Ils travaillent d’abord pour la BBC, Channel 4, et quelques clips. L’oscar reçu pour Creature Comforts lance une période faste, qui mènera à un partenariat avec Dreamworks, de 1999 à 2007 (période durant laquelle ils réaliseront Chicken Run, leur plus grand succès en long-métrage à ce jour). Le studio, fragilisé par plusieurs semi-échecs, finira par intégrer l’animation 3D à son travail, que ce soit partiellement (Les Pirates), ou totalement (Flushed Away).
Royaume-Uni / 0h05 / Imdb / DVD
Titre français : L’Avis des animaux