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The Taste of Tea • Katsuhito Ishii • 2004 Katsuhito Ishii / 2004

Le quotidien des Haruno, qui habitent une petite ville de montagne près de Tokyo.
Katsuhito Ishii (1966-), dont les deux premiers films connurent un grand succès au box-office, est resté totalement invisible en occident jusqu’à The Taste of Tea – dont la forme apaisée de chronique familiale (qui n’est pas une constante de son cinéma) cadrait sans doute mieux avec la vision que les festivals avaient alors du cinéma japonais. Marqué par la publicité (où il fit ses armes), ainsi que par des cinéastes comme Lynch, Kitano ou Tarantino, mais aussi par le manga et l’animation (qui investissent plusieurs de ses films), Ishii compose un cinéma patchwork et imprévisible, électrisé par un humour loufoque et burlesque, graphiquement stylisé et parfois survolté.
Japon / 2h23 / Imdb / DVD
Titre original : Cha no Aji
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L’Œuf de l’ange • Mamoru Oshii • 1985 Mamoru Oshii / 1985

À l’aube d’un second déluge, une petite fille trouve un œuf, qu’elle garde tout contre elle. Un jeune homme croise son chemin, et décide de l’accompagner dans ses errances…
Mamoru Oshii (1951-) fut une figure centrale de l’âge d’or du cinéma d’animation japonais. Son style singulier marie des influences a priori contradictoires : celle du cinéma moderne européen le plus austère (Antonioni, Melville, Bergman, Tarkovski…), mais aussi l’héritage direct de l’animation japonaise d’alors. En découle une série de films à la lenteur hypnotique, pétris d’un symbolisme cryptique et remplis de dialogues philosophiques, que viennent électrocuter par intermittences de fulgurantes et violentes scènes d’action. Oshii est également réalisateur de films en prises de vue réelles, mais ce sont ses œuvres animées (et notamment Ghost In The Shell, 1995) qui auront une influence majeure sur le cinéma d’action mondial, et notamment Hollywoodien (James Cameron, les Wachowski).
Japon / 1h21 / Imdb / DVD
Titre original : Tenshi no tamago
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La Harpe de Birmanie • Kon Ichikawa • 1956 Kon Ichikawa / 1956

Un régiment de l’armée impériale japonaise est en déroute au milieu de la jungle birmane, aux derniers jours de la Seconde Guerre mondiale. Parmi les soldats se trouve Mizushima, qui a appris à jouer de la harpe…
Kon Ichikawa (1915-2008) accompagna la délicate transition entre la période classique et moderne du cinéma japonais. Sa filmographie teintée de pacifisme, souvent penchée sur l’Histoire récente du Japon, est caractérisée par un très fort éclectisme, en partie expliqué par les conditions de production (changements de studio, nombreuses œuvres de commande à partir du milieu des années 60…).
Japon / 1h56 / Imdb / DVD
Titre original : Biruma no tategoto
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Usalullaby • Asami Ike • 2013 Asami Ike / 2013

Un corps géant flotte dans le noir… (ouverture du film)  [article]
Asami Ike (1987-) est l’un des nombreux visages de l’animation indépendante japonaise du nouveau siècle – une nuée de jeunes cinéastes évoluant entre expérimental, art de musée, clip, et pastilles web, et dont le travail (souvent limité à quelques courts-métrages) se diffuse presque exclusivement dans les circuits parallèles (festivals, universités, internet). Formée à la Gedai (le département universitaire qui fut le principal foyer de cette mouvance), Asami Ike ébauche un cinéma ouaté et rêveur, régressant vers les sensations de l’enfance, autour de quelques figures animales récurrentes (cétacés, lapins, chiens).
Japon / 0h06 / Imdb / Film entier / DVD
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Après notre séparation • Mikio Naruse • 1933 Mikio Naruse / 1933

Keiku demande à la jeune Terugiku, geisha comme elle, de l’aider à renouer avec son fils, un adolescent qui la fuit. Mais Terugiku est déjà en conflit avec sa propre famille…
Mikio Naruse (1905-1969) est le dernier des quatre géants du cinéma classique japonais. Son cinéma ne sera “découvert” et reconnu en occident que tardivement, dans les années 80-90 : cela s’explique en partie par son style, qui se fait particulièrement sobre et discret à l’arrivée du parlant (prédominance du quotidien, dédramatisation et intrigues laissées ouvertes, beaucoup de parti-pris reportés à l’étape du montage). Spécialisé dans le shomingeki (comme Ozu), et attaché à décrire les difficultés d’héroïnes faisant face à la lâcheté des hommes (comme Mizoguchi), son œuvre atteint ses sommets après la deuxième guerre mondiale, alors qu’elle se spécialise dans les histoires amères de familles déchirées.
Japon / 1h12 / Imdb / DVD
Titre original : Kimi to wakarete
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House • Nobuhiko Ōbayashi • 1977 Nobuhiko Ōbayashi / 1977

Un groupe d’amies (Sublime, Douce, Kung-Fu, Prof, Mac, Mélodie et Fantaisie) vont passer les vacances à la campagne, dans la maison de la tante de l’une d’elles. Mais la demeure se révèle hantée…
Nobuhiko Ōbayashi (1938-) est surtout resté célèbre pour son film House, qu’on méprend encore aujourd’hui pour une série B aux maladresses charmantes, alors qu’il s’agit d’un film de studio au succès fracassant en salles, qui courait après l’aspect enfantin de ses effets spéciaux, et qui recherchait moins l’horreur que le psychédélisme. Le parcours d’Ōbayashi explique cette singularité : venu du cinéma expérimental, puis passant par la télévision et la publicité (plus de 200 à son actif), il y explora tant les derniers effets et trouvailles visuelles, que les nouvelles formes de narration. Sa filmographie, qui gardera par la suite des accointances avec le fantastique, raconte souvent des histoires de passage à l’âge adulte.
Japon / 1h28 / Imdb / DVD
Titre original : Hausu