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Le Jour se lève • Marcel Carné • 1939 Marcel Carné / 1939

François vient d’assassiner Valentin. Au comble du désespoir, il s’est barricadé dans son appartement. Tandis que la police l’assiège, il se repasse en pensée les événements qui l’ont conduit au crime…
Marcel Carné (1906-1996), d’abord assistant de René Clair et de Jacques Feyder, réalise avec Quai des brumes (1938) un film extrêmement influent. Il devient alors le maître du réalisme poétique – ce genre français qui, dans les années 30 et 40, mélangea un réalisme ouvrier et prolétaire, aux dialogues gouailleurs très écrits, avec une ambiance maudite et poisseuse, aux accents presque fantastiques. On lui reprocha parfois, par la suite, un tableau complaisant du Paris populaire, ou encore d’avoir moins été metteur en scène qu’un habile réunisseur de talents (Prévert aux dialogues, Trauner aux décors, Jaubert à la musique…). Sa filmographie régulièrement attaquée (en premier lieu par la Nouvelle vague), et tout aussi régulièrement réhabilitée, reste un élément central de l’histoire du cinéma français.
France / 1h33 / Imdb / DVD
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Octobre • Sergueï M. Eisenstein • 1928 Sergueï M. Eisenstein / 1928

Février 1917 : le système tsariste s’effondre, et la bourgeoisie prend provisoirement le pouvoir. À Saint-Pétersbourg, les manifestations populaires sont réprimées dans le sang…
Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein (1898-1948) est l’un des cinéastes les plus célèbres de l’histoire du cinéma – et l’emblème virtuose de l’école soviétique muette qui, dans la deuxième partie des années 20, explora toutes les possibilités expressives, narratives, et esthétiques du montage. Si Eisenstein a beaucoup théorisé son propre cinéma, et inventé de nombreux concepts (montage des attractions, montage polyphonique ou vertical…), son œuvre possède aussi une part plus inconsciente : exultante, extatique, impulsive, violente, voire sexuelle. La liberté artistique et les moyens inédits dont il bénéficie durant le muet (où il chante l’histoire de la révolution soviétique) ne dureront pas : parti un temps à l’étranger (Europe, USA, Mexique), il aura bien plus de difficultés à son retour en URSS, ses films parlants rencontrant la réticence et la censure du pouvoir Stalinien.
Grigori Aleksandrov (1903-1983) est d’abord connu pour avoir été le collaborateur (acteur, co-scénariste) d’Eisenstein, et surtout son co-réalisateur sur deux de ses films muets (Octobre et La Ligne générale). Il le suivra jusqu’au Mexique, puis prend son indépendance et retourne en Russie avec un film burlesque, qui est aussi le premier film musical soviétique (Les jolis garçons, 1934, énorme succès en salles). Il sera paradoxalement moins inspiré suite à la mort de Staline (alors même que le censure désserre quelque peu son étau), se retranchant dans la réalisation de films documentaires sur la révolution.
URSS / 2h22 / Imdb / DVD
Titre complet : Octobre : dix jours qui ébranlèrent le monde
Titre original : Oktyabr’ : Desyat’ dney kotorye potryasli mir
Coréalisé avec Grigori Aleksandrov
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Preston Egg Rolling • Mitchell & Kenyon • 1901 Mitchell & Kenyon / 1901

“See Yourselves as Others See You” : durant les premières années du cinéma, Mitchell et Kenyon allèrent de ville en ville filmer les gens en journée, pour leur projeter leur image le soir même… (film entier).
Sagar Mitchell (1866-1952) et James Kenyon (1850-1925) fondèrent la compagnie “Mitchell & Kenyon” (aussi appelée la “Norden”) en 1897, entreprise qui fut l’une des plus importantes du tout jeune cinéma britannique. S’ils ont réalisé des fictions et des films d’actualités rejouées, ce sont leurs vues documentaires (foires, parades, scènes de rues, évènement sportifs…) réalisées de leur propre initiative ou sur commande (d’usines, de municipalités…) qui furent très populaires auprès du public : le peuple filmé, assuré de se voir à l’écran le soir même, a un rapport inédit à la caméra qui fait toute la saveur de ces vues. Les films de Mitchell et Kenyon, au-delà d’être singuliers dans leur forme (accumulation maximum de personnes et configurations étranges qui en résultent, successions rapides de plans…), constituent également un important témoignage sociologique.
Royaume-Uni / 0h02 / Imdb / DVD
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Le Roi des rois • Cecil B. DeMille • 1927 Cecil B. DeMille / 1927

Une mise en images de versets bibliques évoquant la vie du Christ.
Cecil B. DeMille (1881-1959) fut le cinéaste hollywoodien des superproductions et des foules – le péplum et le film historique, pour ces raisons, furent ses genres de prédilection. Mais pas seulement par goût du gigantisme : profondément croyant, le cinéma de DeMille est déchiré entre l’angoisse de visions noires (foules sensuelles et chaotiques, animées de pulsions, risquant de sombrer dans l’ombre) et l’apaisement d’un tableau éthéré du religieux. Parangon du cinéma populaire (tout en ayant conservé tout au long de sa carrière, fait rare, une totale liberté artistique), il est également connu pour un film fondateur extrêmement influent (Forfaiture, 1915), pour ses comédies vaudevillesques des années 20, pour l’utilisation chatoyante de la couleur qui marqua la fin de sa filmographie, et pour son soutien de sinistre mémoire au maccarthysme.
USA / 2h38 / Imdb / DVD
Titre original : The King of Kings
POSTER Lumiere1

Catalogue Lumière • 1895-1905 1895-1905

Entre 1895 et 1905, Louis Lumière et ses opérateurs tournent 1428 vues, qui constituent le catalogue Lumière. Voici trois d’entre elles : Lancement d’un navire (Louis Lumière, 1896) • Enfants annamites ramassant des sapèques devant la pagode des dames (Gabriel Veyre, 1899) • Puits de pétrole à Bakou (Alexandre Michon, 1897).
Louis Lumière (1864-1948) fut le réel inventeur du cinématographe (son frère Auguste lui ayant laissé la main sur ce projet). Son expérience de photographe lui permet d’imposer dès les premières vues une véritable esthétique, qui tient tant à la qualité des compositions (fréquente utilisation de la profondeur, notamment via les diagonales) qu’à la mise en valeur du réel (contrairement à Edison, Lumière tourne en extérieur). S’il ne réalise lui-même que quelques dizaines de films, il envoie ses opérateurs de par le monde avec des recommandations strictes de forme et de sujet, qui perpétueront son style.
Gabriel Veyre (1871-1936) fut l’un des opérateurs Lumière les plus prolifiques. Il sera envoyé en Amérique latine (Mexique, Cuba, Colombie, Venezuela, Panama), au Canada, puis en Asie (Japon, Chine, Indochine). Il quitte ensuite l’entreprise Lumière pour aller réaliser au Maroc un important travail photographique qu’il continuera jusqu’à la fin de ses jours, en utilisant notamment l’autochrome.
Alexandre Michon (1858-1921) est un photographe russe, uniquement connu pour ses quelques vues réalisées à Bakou, où il résidait.
France / Catalogue / DVD
POSTER Mains dorlac

Les Mains d’Orlac • Robert Wiene • 1924 Robert Wiene / 1924

Le pianiste Paul Orlac perd l’usage de ses deux mains dans un accident de train. On lui en greffe de nouvelles, qui s’avèrent être celles d’un assassin récemment exécuté…
Robert Wiene (1873-1938), réalisateur venu du théâtre, est surtout connu pour ses films liés au cinéma expressionniste allemand, dont il réalisa l’œuvre fondatrice (Le Cabinet du docteur Caligari, 1920). Sa filmographie étant moins convaincante une fois sortie de ce mouvement, on a parfois minoré son apport au profit de ses collaborateurs (Karl Mayer, Conrad Veidt, le trio Warm-Röhrig-Reimann). Il est contraint de s’exiler d’Allemagne à l’arrivée du nazime.
Autriche / 1h45 / Imdb / DVD
Titre original : Orlacs Hände