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Le Cœur et l’argent • Louis Feuillade / 1912 Louis Feuillade / 1912

Suzanne et Raymond s’aiment. Mais sa mère, propriétaire d’une petite auberge, arrange un mariage pour sa fille avec un riche client…
Louis Feuillade (1873-1925) fut le directeur artistique de la société Gaumont, et son plus important réalisateur – tant par le nombre de films qu’il dirigea (près de 800) que par son influence. Difficile pourtant de définir le cinéma particulièrement éclectique de Feuillade, où le réalisme bourgeois sourde de relants plus irréels et fantasques, et où l’ambition esthétique se conjugue à des visées pragmatiquement mercantiles. On peut néanmoins citer trois moments célèbres de sa filmographie : ses personnages d’enfants terribles (Bout de Zan, Bébé, Oscar), ses drames réalistes et moraux (série “La vie telle qu’elles est”), et surtout son talent pour les sérials et films policiers à épisodes (Judex, Fantômas, Les vampires…), qui comptent parmi les œuvres les plus emblématiques du cinéma muet.
La Société Gaumont, fondée en 1895, fut l’autre grand géant du cinéma premier aux côtés de Pathé – concurrent dont elle se démarque par une évolution plus lente, une production plus concentrée, mais aussi par un souci plus appuyé de qualité esthétique et de bienséance. Créant aux Buttes Chaumont le plus grand studio du monde (1905), et ouvrant une immense salle de cinéma à Paris (1910), Gaumont restera célèbre pour ses expérimentations techniques (sonores, chromatiques, animation), mais aussi pour la qualité de ses cinéastes : Alice Guy, Jean Durand, Léonce Perret, Victorin Jasset, et surtout Louis Feuillade. La guerre porte un coup d’arrêt à son expansion, et la production de films cessera temporairement en 1925, avec la mort de Feuillade ; mais la société perdurera à travers le siècle.
France / 0h18 / Imdb / DVD
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Tabou • Nagisa Ōshima / 1999 Nagisa Ōshima / 1999

Kyoto, printemps 1865 : un jeune homme androgyne fait son entrée dans la milice de samouraïs Shinsen gumi. Sa beauté va provoquer crimes, meurtres, et suspicions…
Nagisa Ōshima (1932-2013) fut le chef de file de la Nouvelle vague japonaise, notamment par la déflagration que fut son film Contes cruels de la jeunesse (1960) – il tourne alors à la Shoshiku, qu’il quittera après qu’elle ait retiré des salles l’un de ses films critique à l’égard du traité américano-japonais (Nuit et brouillard du Japon, 1960). De fait c’est surtout ainsi, pour son cinéma transgressif et ses sujets brûlants (peine de mort, jeunesse criminelle…), qu’Ōshima est resté dans la mémoire collective ; mais cette subversion thématique est indissociable d’une manière lucide, aiguisée, adulte, qui ne cherche pas tant le scandale que la frontalité. À partir des années 70, son cinéma s’interessera plus systématiquement à la sexualité (L’Empire des sens, 1976), parfois au travers de projets tout à fait accessibles au grand public (succès international de Furyo, en 1983).
Japon / 1h40 / Imdb / DVD
Titre original : Gohatto
POSTER Enamorada2

Enamorada • Emilio Fernández / 1946 Emilio Fernández / 1946

Pendant la révolution mexicaine de 1917, le général Reyes, à la tête des insurgés, occupe la petite ville de Cholula, et y confisque les biens de la bourgeoisie locale. Mais il s’éprend de Béatriz, la fille de l’homme le plus riche de la ville…
Emilio Fernández (1904-1986) est le plus célèbre réalisateur de l’âge d’or du cinéma mexicain. Ayant pris part à la révolution, il doit fuir le pays en 1923, et rejoint Hollywood où il vit de petits rôles (il servira, entre autres, de modèle à la statuette des oscars). De retour au Mexique, fortement influencé par le cinéma d’Eisenstein (qui était venu sur place réaliser Que viva Mexico !), il tourne plusieurs mélodrames ranchero, marqués par une célébration des coutumes du pays et une idéalisation de son proche passé, mais aussi par une forme longue et contemplative (vastes ciels, infinie mélancolie, grande douceur), et par la lumière sophistiquée du chef-opérateur Gabriel Figueroa. Célébré à l’international, son cinéma paraîtra dépassé en son pays à partir du milieu des années 50, contraignant progressivement Fernández à ne plus occuper les plateaux qu’en tant qu’acteur – son autre métier.
Mexique / 1h39 / Imdb / DVD
Titre français (rare) : Amoureuse