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Contact • Robert Zemeckis • 1997 Robert Zemeckis / 1997

Ellie Arroway, orpheline depuis ses 9 ans, a toujours scruté le ciel. Devenue brillante astronome, et secondée d’une petite équipe de chercheurs, elle écoute l’univers pour guetter un signe d’intelligence extraterrestre…
Robert Zemeckis (1952-) fut, avec Joe Dante, l’un des protégés de Steven Spielberg, producteur exécutif de ses premiers films. Sous son influence, mais aussi sous celle de grands modèles de l’âge d’or (David Lean, Alfred Hitchcock, Michael Curtiz…), il devient l’un des rois du divertissement hollywoodien des années 80-90, dont il réalisa plusieurs films emblématiques (À la poursuite du diamant vert, Retour vers le futur, Qui veut la peau de Roger Rabbit, La Mort vous va si bien, Forrest Gump…). Au-delà de l’éclectisme des genres abordés, son cinéma se démarque par une soif d’expérimentations techniques (plans “impossibles”, cohabitation du filmé et du dessiné, effets spéciaux “invisibles”), qui le menèrent dans les années 2000-2010 à une exploration poussée des possibilités du cinéma numérique (3D, performance-capture, tournage sans décors). Paradoxalement, ces recherches s’inscrivent dans un cinéma classique à toute épreuve, purement hérité du Hollywood ancien : forme patiente et équilibrée, narration vaste (une attention particulière au passage du temps), forte dimension romanesque, humilité de cinéaste artisan.
USA / 2h30 / Imdb / DVD
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Le Jour se lève • Marcel Carné • 1939 Marcel Carné / 1939

François vient d’assassiner Valentin. Au comble du désespoir, il s’est barricadé dans son appartement. Tandis que la police l’assiège, il se repasse en pensée les événements qui l’ont conduit au crime…
Marcel Carné (1906-1996), d’abord assistant de René Clair et de Jacques Feyder, réalise avec Quai des brumes (1938) un film extrêmement influent. Il devient alors le maître du réalisme poétique – ce genre français qui, dans les années 30 et 40, mélangea un réalisme ouvrier et prolétaire, aux dialogues gouailleurs très écrits, avec une ambiance maudite et poisseuse, aux accents presque fantastiques. On lui reprocha parfois, par la suite, un tableau complaisant du Paris populaire, ou encore d’avoir moins été metteur en scène qu’un habile réunisseur de talents (Prévert aux dialogues, Trauner aux décors, Jaubert à la musique…). Sa filmographie régulièrement attaquée (en premier lieu par la Nouvelle vague), et tout aussi régulièrement réhabilitée, reste un élément central de l’histoire du cinéma français.
France / 1h33 / Imdb / DVD
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The Taste of Tea • Katsuhito Ishii • 2004 Katsuhito Ishii / 2004

Le quotidien des Haruno, qui habitent une petite ville de montagne près de Tokyo.
Katsuhito Ishii (1966-), dont les deux premiers films connurent un grand succès au box-office, est resté totalement invisible en occident jusqu’à The Taste of Tea – dont la forme apaisée de chronique familiale (qui n’est pas une constante de son cinéma) cadrait sans doute mieux avec la vision que les festivals avaient alors du cinéma japonais. Marqué par la publicité (où il fit ses armes), ainsi que par des cinéastes comme Lynch, Kitano ou Tarantino, mais aussi par le manga et l’animation (qui investissent plusieurs de ses films), Ishii compose un cinéma patchwork et imprévisible, électrisé par un humour loufoque et burlesque, graphiquement stylisé et parfois survolté.
Japon / 2h23 / Imdb / DVD
Titre original : Cha no Aji
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Walkabout • Nicolas Roeg • 1971 Nicolas Roeg / 1971

Un père de famille amène ses deux enfants au milieu du bush australien, avec l’intention de les tuer. Son projet rate, et il se suicide. Le frère et la sœur se retrouvent alors perdus au milieu de nulle part. Errant dans le désert, ils croisent un adolescent aborigène qui fait son “walkabout”… (ouverture du film)
Nicolas Roeg (1928-2018), bien qu’ayant d’abord travaillé comme chef-opérateur, est surtout connu comme un cinéaste du montage, auteur de films-puzzles qui perdent leurs personnages dans des mondes, ou des décors, qui ne sont pas les leurs. Son cinéma déconstruit et éclaté, exigeant mais néanmoins plus accessible que celui de la plupart des cinéastes modernes européens, fit de lui une influence importante pour beaucoup de réalisateurs anglophones contemporains (Danny Boyle, Christopher Nolan, Steven Soderbergh…).
Royame-Uni, Australie / 1h30 / Imdb / DVD
Titre français : La Randonnée
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Walden • Jonas Mekas • 1969 Jonas Mekas / 1969

Le journal filmé de Jonas Mekas, tourné entre 1964 et 1968.  [article]
Jonas Mekas (1922-2019), cinéaste d’origine lituanienne, trouva une terre d’accueil aux USA après la seconde guerre mondiale (sa filmographie, par la suite, se penchera souvent sur le déchirement de cet exil). Il achète une petite caméra 16mm en arrivant en Amérique, et ne la quittera plus : s’ensuit une série de films sous forme de journal intime ou familial, marqués par la libre-association d’images et de moments, et par l’exploration poétique des scories du filmage à la Bolex (fragments, variations de vitesse, palpitations de lumière). Le plus simple quotidien y prend tour à tour des accents fuyants, étranges ou sublimes… Mekas fut l’un représentants importants du courant Underground new-yorkais, et publia également (en lituanien) en tant que poète.
USA / 3h00 / Imdb / DVD
Originellement titré Diaries, Notes and Sketches
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Adieu ma concubine • Chen Kaige • 1993 Chen Kaige / 1993

Chine, 1925. Douxi, jeune fils d’une prostituée, est abandonné par sa mère à l’école de l’opéra de Pékin…
Chen Kaige (1952-), comme nombre de cinéastes de la cinquième génération, grandit dans le contexte traumatisant de la révolution culturelle. Il est formé comme ses confrères à l’Université de cinéma de Pékin – ses amis de promotion sont les autres grands cinéastes de la période : Zhang Yimou (qui sera aussi son chef-opérateur) et Tian Zhuangzhuang. Il développe dès son premier film (Terre jaune, 1984) une forme sytlisée, et un regard critique posé sur le régime communiste. La Palme d’or à Adieu ma concubine couronne une jeune filmographie qui, par la suite, se perdra dans un style plus docile, académique et pompier, au diapason de l’émergence du blockbuster chinois.
Chine / 2h51 / Imdb / DVD
Titre original : Ba wang bie ji