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Klute • Alan J. Pakula • 1971 Alan J. Pakula / 1971

John Klute, détective privé, recherche son ami Tom Gruneman, qui n’a plus donné de nouvelles à sa famille depuis six mois. Il se rend à New York pour enquêter : sa seule piste est une call-girl, Bree Daniels, à qui Tom aurait envoyé des lettres obscènes…
Alan J. Pakula (1928-1998), venu du théâtre, fut d’abord le producteur de Robert Mulligan, qu’il accompagnera sur cinq films. Mais c’est en tant que cinéaste du Nouvel Hollywood qu’il est resté célèbre, notamment pour sa “trilogie paranoïaque” des années 70 (Klute, À cause d’un assassinat et Les Hommes du président, tous trois marqués par la photographie ténébreuse de Gordon Willis), qui laissera de lui l’image d’un réalisateur engagé, au style hypnotique et aux atmosphères marquantes. Le thriller restera son genre de prédilection (malgré quelques écarts, comme en témoigne le succès du Choix de Sophie, en 1982). Parkula conservera la confiance des studios, continuant à tourner jusqu’aux années 90 – où il meurt brutalement dans un accident.
USA / 1h54 / Imdb / DVD
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Le Miroir • Andreï Tarkovski • 1975 Andreï Tarkovski / 1975

Arrivé à la moitié de sa vie, un homme malade se remémore les morceaux de son passé…
Andreï Tarkovski (1932-1986) fut l’un des cinéastes les plus importants et influents du XXè siècle. En seulement sept longs-métrages, il façonne un cinéma majestueux, emprunt d’une religiosité qui prend souche dans le monde matériel (éléments naturels, terre et boue, eaux sales), et obsédé par la question de l’âme russe. Lente et hypnothique, relevant à la fois de la modernité et d’un certain mysticisme, sa filmographie aura des difficultés avec le pouvoir soviétique (qui finira par lui couper les financements), le poussant à tourner ses deux derniers films en exil. Il meurt prématurément à 54 ans.
URSS / 1h47 / Imdb / DVD
Titre original : Zerkalo
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Walkabout • Nicolas Roeg • 1971 Nicolas Roeg / 1971

Un père de famille amène ses deux enfants au milieu du bush australien, avec l’intention de les tuer. Son projet rate, et il se suicide. Le frère et la sœur se retrouvent alors perdus au milieu de nulle part. Errant dans le désert, ils croisent un adolescent aborigène qui fait son “walkabout”… (ouverture du film)
Nicolas Roeg (1928-2018), bien qu’ayant d’abord travaillé comme chef-opérateur, est surtout connu comme un cinéaste du montage, auteur de films-puzzles qui perdent leurs personnages dans des mondes, ou des décors, qui ne sont pas les leurs. Son cinéma déconstruit et éclaté, exigeant mais néanmoins plus accessible que celui de la plupart des cinéastes modernes européens, fit de lui une influence importante pour beaucoup de réalisateurs anglophones contemporains (Danny Boyle, Christopher Nolan, Steven Soderbergh…).
Royame-Uni, Australie / 1h30 / Imdb / DVD
Titre français : La Randonnée
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L’Enfant sauvage • François Truffaut • 1970 François Truffaut / 1970

Aveyron, 1798. Dans la forêt, des paysans surprennent un enfant sauvage d’une dizaine d’années, et le capturent, pour le livrer à l’institut des sourds-muets de Paris. Un jeune médecin, Jean Itard, demande alors la charge de l’enfant et l’emmène chez lui, où il va tenter de tout lui apprendre, du moindre geste à la parole…
François Truffaut (1932-1984) fut d’abord un jeune et célèbre critique (à Arts-Spectacles et aux Cahiers du cinéma), dont les thèses acerbes furent très influentes ; puis il fut la tête de proue, avec son ami Jean-Luc Godard, de la Nouvelle vague française (Les Quatre Cents Coups, 1959) ; et enfin un cinéaste majeur du cinéma des années 60 et 70. Si l’on retient souvent de lui ses influences (Renoir, Rossellini, Hitchcock), ses thématiques (rapport à l’enfance, séduction et femmes fatales), ou encore ses films cousins (les quatre opus d’Antoine Doinel, ses films séries noires…), sa plus grande force fut son style énigmatique : humble et discret d’apparence, économe et presque trop limpide, désarmant dans sa littéralité (à l’image de la neutralité bizarre son propre jeu d’acteur) – mais dont le ton lunaire cumulant les rimes et répétitions, les ellipses narratives, ou les réflexes issus de la littérature, évoque une ballade dans les tréfonds de l’inconscient. Truffaut meurt prématurément à 52 ans, laissant de nombreux projets inachevés derrière lui.
France / 1h23 / Imdb / DVD
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Les Révoltés de l’an 2000 • Narciso Ibáñez Serrador • 1976 Narciso Ibáñez Serrador / 1976

Un couple de touristes arrive un matin dans la petite île tranquille d’Almanzora. Ils ne tardent pas à découvrir que les enfants de l’île ont assassiné la majorité des adultes…
Narciso Ibáñez Serrador (1935-2019), venu d’Uruguay (il y passera son enfance), et ayant d’abord travaillé pour le théâtre et la radio, eut dès 1963 une carrière essentiellement dédiée à la télévision, pour laquelle il concevra notamment une célèbre série horrifique (Historias para no dormir). Il ne réalisera que deux longs-métrages, tous deux très estimés : La Résidence (1969), un slasher en pensionnat, et Les Révoltés de l’an 2000. Par le détour du genre, Serrador raconte les horreurs du franquisme, et la sensation d’un monde condamné, sans lendemain. Son cinéma se présente également comme un trait d’union entre le cinéma d’exploitation espagnol d’alors, et le cinéma d’auteur qui s’y développait parallèlement.
Espagne / 1h52 / Imdb / DVD
Titre original : ¿Quién puede matar a un niño ?
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Ten Minutes Older • Herz Frank • 1978 Herz Frank / 1978

Dix minutes du visage d’un enfant.
Herz Frank, ou Hercs Franks (1926-2013), est le grand cinéaste documentaire des pays baltes, et la figure la plus représentative de l’école documentaire lettone, remarquable pour sa finesse formelle et son caractère poétique (qui furent, en leur temps, une manière de contourner les normes pesantes du documentaire soviétique). Passionné de psychologie humaine et penché sur les profondeurs de la psyché, le cinéma d’Herz Frank confronte la vie (la naissance de Song of Songs, Ten Minutes Older) comme la mort (les meurtriers de The Last Judgement et de Beyond the Fear).
Lettonie (URSS) / 0h10 / Imdb
Titre VO : Par desmit minutem vecaks