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Faust • Alexandre Sokourov / 2011 Alexandre Sokourov / 2011

Le docteur Faust s’applique à rechercher l’âme en éviscérant les cadavres. Un vieil et étrange usurier lui offre son aide, et lui présente la jeune Marguerite, dont Faust tombe éperdument amoureux…
Alexandre Sokourov, ou Alexandr Sokurov (1951-) fut à la VGIK l’élève d’Andreï Tarkovski – et son œuvre mystique, esthète, hypnotique, imprégnée par la question de l’âme russe, en garde indéniablement la trace. Le trait de signature le plus marquant de Sokourov est la distorsion de l’image et de sa colorimétrie, qui fait aussi un pont vers les autres arts (peinture, littérature) avec lequel son cinéma tisse de nombreux liens. Mais c’est surtout le premier outil d’une narration évasive et hagarde, comme sortie d’un rêve, que le cinéaste confronte à de multiples sujets mélancoliques (films sur le passé historique et ses figures, sur la filiation, sur le voyage…).
Russie (film tourné en allemand) / 2h20 / Imdb / DVD
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Usalullaby • Asami Ike / 2013 Asami Ike / 2013

Un corps géant flotte dans le noir… (ouverture du film)  [article]
Asami Ike (1987-) est l’un des nombreux visages de l’animation indépendante japonaise du nouveau siècle – une nuée de jeunes cinéastes évoluant entre expérimental, art de musée, clip, et pastilles web, et dont le travail (souvent limité à quelques courts-métrages) se diffuse presque exclusivement dans les circuits parallèles (festivals, universités, internet). Formée à la Gedai (le département universitaire qui fut le principal foyer de cette mouvance), Asami Ike ébauche un cinéma ouaté et rêveur, régressant vers les sensations de l’enfance, autour de quelques figures animales récurrentes (cétacés, lapins, chiens).
Japon / 0h06 / Imdb / Film entier / DVD
POSTER Rattrap3

Rat Trap • Adoor Gopalakrishnan / 1981 Adoor Gopalakrishnan / 1981

Unni, le dernier héritier masculin d’une famille féodale en décadence, n’accepte pas de s’adapter aux changements de la société. Isolé avec ses sœurs, sombrant dans l’apathie et la paranoïa, il se repose de plus en plus sur la cadette…  [article]
Adoor Gopalakrishnan (1941-) est l’un des réalisateurs les plus reconnus du cinéma de Kerala (région du sud de l’Inde). Venu du théâtre, fortement influencé par les indépendants du cinéma bengali (Satyajit Ray, Ritwik Ghatak…), et dans un style d’une extrême méticulosité, il met en scène des contes cruel où les personnages écrasés de torpeur, pris dans des mécaniques qui les dépassent, s’abîment à la lisière de la folie.
Inde / 2h01 / Imdb / DVD
Titre original : Elippathayam
POSTER loupgarou1b

La Nuit du loup-garou • Terence Fisher / 1961 Terence Fisher / 1961

Espagne. XVIIIème siècle. Fruit d’un viol horrible, le petit Leon est adopté par un vieux professeur, Alfredo Carido. Mais alors que le garçon grandit, des animaux de la région sont retrouvés massacrés…
Terence Fisher (1904-1980) fut le cinéaste phare de la Hammer, où il réalisa nombre de films d’horreur, renouvelant les figures traditionnelles du genre (Dracula, Frankenstein…). À de nombreux égards, on peut considérer Fisher comme le père du cinéma B d’après-guerre : il y amène l’usage sanglant de la couleur, une horreur plus matérialiste, et tout un monde de pulsions déromantisant la figure du monstre. Chez Fisher, ces élans macabres et sexués évoluent encore sous la surface d’une forme décente et classique, voire austère (avec laquelle le fond pulsionnel des films est toujours comme en tension). Ce ne sera plus le cas chez un certain nombre de ses contemporains (Mario Bava, par exemple), qui peuvent être vus comme les héritiers directs du tournant qu’il a initié.
La Hammer Film Productions, fondée en 1934, est surtout célèbre pour ses films des années 50 et 60. Spécialisée dans la série B, la société eut une production plus diversifiée qu’on ne le croit parfois : thrillers policiers, science-fiction, mélodrames, films de mondes perdus… Mais c’est le cinéma fantastique gothique (un tiers de sa production) qui fit le succès du studio : une série de films au cachet très anglais, prenant souvent place dans un cadre victorien, et déchirés par des éclats d’horreur. Reposant sur une poignée de cinéastes talentueux (Terence Fisher, Val Guest…) et sur deux acteurs majeurs (Christopher Lee et Peter Cushing), la Hammer eut une grande influence à l’international.
Royaume-Uni / 1h33 / Imdb / DVD
Titre original : The Curse of the Werewolf
POSTER milleniummambo1

Millennium Mambo • Hou Hsiao-hsien / 2001 Hou Hsiao-hsien / 2001

Vicky se souvient de l’année 2001, dix ans auparavant, quand elle était encore une jeune femme partagée entre deux hommes… (ouverture du film)
Hou Hsiao-hsien (1947-) fut le chef de file de la “nouvelle vague” taïwanaise des années 80. Après quelques succès populaires au style anonyme, il débute réellement, avec Les Garçons de Fengkuei (1983), une œuvre entre autres influencée par le cinéma d’Ozu, et qu’on peut découper en plusieurs moments : une période de films autobiographiques (1983-1986), une autre penchée sur l’histoire sino-taïwanaise (1989-1995), et enfin une dernière observant la jeunesse contemporaine (1995-2007). Dans tous les cas, c’est une manière qui définit d’abord les films d’Hou Hsiao-hsien : un cinéma de la mémoire aux scénarios minimalistes, profondément sensoriel, fait de stases et de plans-séquence discrets qui captent la lumière et l’humeur du monde (à ce titre, sa mise en scène est difficilement dissociable du travail de son chef-opérateur attitré, Mark Lee Ping-Bin).
Taïwan / 1h40 / Imdb / DVD
Titre original : Qiānxī Mànbō
POSTER damedepique2

La Dame de pique • Yakov Protazanov / 1916 Yakov Protazanov / 1916

Hermann ne joue jamais aux cartes, mais aime passer ses soirées en compagnie de joueurs. Au cours d’une de ces soirées, Tomski raconte que la comtesse Anna Fédotovna détiendrait le secret, issu d’un noble français, de deviner les trois cartes qui vont sortir…
Yakov Protazanov (1881-1945) réalise ses premiers grands films à l’atelier-studio d’Iossif Ermoliev, où il dirige Ivan Mosjoukine, le grand acteur russe de la période pré-révolutionnaire. Tous trois fuient la révolution d’Octobre pour émigrer en France, mais Protazanov rentre finalement en URSS en 1923 – où il tournera encore de nombreux films, dont le style fluide et linéaire, encore attaché aux personnages, tranche fortement avec les expérimentations de montage de ses contemporains (Eisenstein, Vertov, Dovjenko…).
Russie / 1h03 / Imdb / DVD
Titre original : Pikovaya dama