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De beaux lendemains • Atom Egoyan • 1997 Atom Egoyan / 1997

Mitchell Stephens, avocat, débarque dans une bourgade secouée par un terrible accident de bus, qui a emporté la majorité des enfants du village…
Atom Egoyan (1960-) fut d’abord de ces réalisateurs (Soderbergh, Haneke…) qui dans les années 80 et 90 exploraient les façons dont l’image vidéo des caméscopes pouvait interagir avec la fiction. Il partageait aussi avec David Lynch, dont son cinéma a souvent été rapproché, de décliner son œuvre en diverses pratiques artistiques (photographie, installations de musée). C’est cependant lorsque son cinéma se fera plus accessible, concédant davantage à la fiction traditionnelle (The Adjuster, Exotica, De beaux lendemains) qu’il connaîtra une célébration internationale. Il propose alors une série de films vénéneux et oniriques, tendus de thématiques psychanalytiques (l’inceste, notamment), où les solitudes s’entrechoquent au milieu de récits labyrinthiques dont il faut progressivement renouer les fils. Sa filmographie s’égarera à partir des années 2000, perdant peu à peu la reconnaissance critique qui faisait de lui l’un des cinéastes les plus estimés des années 90.
Canada / 1h52 / Imdb / DVD
Titre original : The Sweet Hereafter
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Le Rideau cramoisi • Alexandre Astruc • 1953 Alexandre Astruc / 1953

Un jeune officier hussard est nouvellement promu dans une petite garnison de province, où il s’ennuie à mourir. En pension chez un vieux couple, il fait bientôt la connaissance de leur fille Albertine…
Alexandre Astruc (1923-2016), esprit curieux s’étant nourri auprès des milieux intellectuels parisiens (littéraires, philosophiques), est surtout connu pour son apport théorique : avec son article sur la “caméra-stylo” (1948), qui célèbre la mise-en-scène comme une nouvelle forme de langage, il écrit un texte fondateur pour la cinéphilie française, ouvrant la voie à la future Nouvelle vague. Sa filmographie, dominée par son très remarqué premier moyen-métrage (Le Rideau Cramoisi), se déclinera ensuite en une dizaine de films littéraires et psychologiques – dont une série d’adaptations de romans qu’il poursuivra, passées les années 60, à la télévision.
France / 0h44 / Imdb / VOD
Diffusé en salle dans le double-programme Les Crimes de l’amour
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L’Arc-en-ciel • Mark Donskoï • 1944 Mark Donskoï / 1944

1944 : les nazis occupent un village d’Ukraine. Olena, partisane, est revenue au village pour mettre au monde son enfant. Capturée, maltraitée, puis enfermée dans une grange par l’occupant, elle s’apprête à accoucher. Tout le village attend…
Mark Donskoï (1901-1981) est presque le seul cinéaste à avoir émergé du désert artistique des années de “réalisme socialiste”, qui posèrent une chape de plomb académique sur le cinéma soviétique. Élève d’Eisenstein, Donskoï en conserve le lyrisme, et si son cinéma s’inscrit pleinement dans le manichéisme de la production de propagande, il est également le lieu d’une réelle poésie, qui s’exprime notamment dans sa trilogie sur Gorki. Il rentre en disgrâce en 1949, après qu’un de ses films a été interdit par Staline, se retrouvant déplacé à Kiev jusqu’en 1957 – date à laquelle il réalise Le Cheval qui pleure, considéré comme son œuvre majeure. Il reste encore aujourd’hui un cinéaste controversé à propos duquel la cinéphilie se déchire.
URSS / 1h33 / Imdb
Titre original : Veselka
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Les Diamants de la nuit • Jan Němec • 1964 Jan Němec / 1964

Deux jeunes juifs s’échappent d’un train les emmenant en camp de concentration, et fuient vers la forêt… (ouverture du film)
Jan Němec (1960-2016) fut, dans les années précédant le Printemps de Prague, “l’enfant terrible” de la Nouvelle vague tchèque. Formé comme beaucoup de ses collègues à la FAMU, il réalisa quelques films novateurs et incisifs, entre autres marqués par l’influence de Buñuel (et dont le plus célèbre, La Fête et les invités, fut interdit par le pouvoir). Forcé à l’exil en 1974 (notamment pour avoir filmé et diffusé l’invasion des tanks à Prague), il ne tournera plus pour le cinéma avant son retour en République Tchèque, à la tombée du mur.
Tchécoslovaquie / 1h07 / Imdb / DVD
Titre original : Démanty noci
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La Déesse agenouillée • Roberto Gavaldón • 1947 Roberto Gavaldón / 1947

Un ingénieur chimiste est dévoré par sa passion pour un mannequin. Celle-ci sert de modèle à une sculpture que l’homme offre à son épouse…
Roberto Gavaldón (1909-1986) fut un réalisateur central de l’âge d’or du cinéma mexicain. Surnommé “le roi du mélodrame”, il fut en fait surtout le cinéaste des passions intenses et exacerbées, se doublant parfois d’une obsession pour la mort, mais ce quelque soit le genre (film noir, ranchero…) : dans ses films, les personnages se retrouvent souvent dominés par ce qui les fascine et les obsède. Également connu pour ses qualités techniques (contre-jours, subdivision des espaces, profondeur de champ), Gavaldón importa une partie des traits formels du film noir américain (Anthony Mann, Joseph H. Lewis…) au sein du cinéma mexicain, qui construisait alors son identité.
Mexique / 1h47 / Imdb / DVD
Titre original : La diosa arrodillada
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Contact • Robert Zemeckis • 1997 Robert Zemeckis / 1997

Ellie Arroway, orpheline depuis ses 9 ans, a toujours scruté le ciel. Devenue brillante astronome, et secondée d’une petite équipe de chercheurs, elle écoute l’univers pour guetter un signe d’intelligence extraterrestre…
Robert Zemeckis (1952-) fut, avec Joe Dante, l’un des protégés de Steven Spielberg, producteur exécutif de ses premiers films. Sous son influence, mais aussi sous celle de grands modèles de l’âge d’or (David Lean, Alfred Hitchcock, Michael Curtiz…), il devient l’un des rois du divertissement hollywoodien des années 80-90, dont il réalisa plusieurs films emblématiques (À la poursuite du diamant vert, Retour vers le futur, Qui veut la peau de Roger Rabbit, La Mort vous va si bien, Forrest Gump…). Au-delà de l’éclectisme des genres abordés, son cinéma se démarque par une soif d’expérimentations techniques (plans “impossibles”, cohabitation du filmé et du dessiné, effets spéciaux “invisibles”), qui le menèrent dans les années 2000-2010 à une exploration poussée des possibilités du cinéma numérique (3D, performance-capture, tournage sans décors). Paradoxalement, ces recherches s’inscrivent dans un cinéma classique à toute épreuve, purement hérité du Hollywood ancien : forme patiente et équilibrée, narration vaste (une attention particulière au passage du temps), forte dimension romanesque, humilité de cinéaste artisan.
USA / 2h30 / Imdb / DVD