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Walden • Jonas Mekas • 1969 Jonas Mekas / 1969

Le journal filmé de Jonas Mekas, tourné entre 1964 et 1968.  [article]
Jonas Mekas (1922-2019), cinéaste d’origine lituanienne, trouva une terre d’accueil aux USA après la seconde guerre mondiale (sa filmographie, par la suite, se penchera souvent sur le déchirement de cet exil). Il achète une petite caméra 16mm en arrivant en Amérique, et ne la quittera plus : s’ensuit une série de films sous forme de journal intime ou familial, marqués par la libre-association d’images et de moments, et par l’exploration poétique des scories du filmage à la Bolex (fragments, variations de vitesse, palpitations de lumière). Le plus simple quotidien y prend tour à tour des accents fuyants, étranges ou sublimes… Mekas fut l’un représentants importants du courant Underground new-yorkais, et publia également (en lituanien) en tant que poète.
USA / 3h00 / Imdb / DVD
Originellement titré Diaries, Notes and Sketches
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Un lâche • Reginald Barker • 1915 Reginald Barker / 1915

À la Guerre de Sécession, un jeune confédéré, angoissé, n’arrive pas à s’engager comme les autres jeunes hommes de sa génération…
Reginald Barker (1886-1945), après avoir été comédien à Broadway, commença directement sa carrière de cinéaste sous l’égide de Thomas Ince, producteur dont le nom restera intimement lié à celui ses films (Ince avait l’habitude de signer les œuvres de ses réalisateurs), et dont il sera le bras droit (co-réalisant par exemple avec Ince le célèbre Civilization). Tournant plus de 80 films, et participant à la série des Rio Jim, Barker saura développer dans ses meilleurs œuvres (L’Italien, Châtiment, Un lâche…) un style équilibré et mesuré, “en ligne claire”, qui fait sa singularité.
La Triangle Film Corporation, fondée en 1915, est la réunion de trois sociétés de production (Fine Arts, Kay Bee et Keystone). Elle est pensée comme une société de prestige, reposant sur la notoriété de trois cinéastes : D.W. Griffith, Thomas Ince et Mack Sennett. Si de nombreux talents (Gish, Fairbanks, Pickford, Arbuckle…) sont attirés par l’entreprise, l’effervescence retombera relativement vite avec le départ de producteurs importants, et la Triangle fait faillite en 1918.
USA / 1h17 / Imdb / DVD
Titre original : The Coward
Le film a autrefois été attribué à Thomas Ince
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Furie • Fritz Lang • 1936 Fritz Lang / 1936

Joe Wilson est injustement accusé de l’enlèvement d’une jeune femme. La foule, excitée par plusieurs meneurs, prend d’assaut et incendie la prison où il est enfermé. Mais au procès, plus personne ne semble se souvenir y avoir participé…
Fritz Lang (1890-1970), figure majeure du septième art, eut deux vies de cinéaste. La première en tant que réalisateur allemand : il est alors l’un des maîtres du cinéma expressionniste (dont il réalisera, avec Metropolis, l’une des œuvres majeures). Fuyant le tapis rouge que lui déroule le pouvoir nazi, il devient cinéaste Hollywoodien en 1936. Moins marquée visuellement, mais tout aussi précise, cette deuxième période révèle plus lisiblement l’essence du cinéma de Lang : celle d’une œuvre penchée sur la question du mal, abordé comme une affaire logique, voire mathématique. L’obsession pour la vérité et ses apparences, pour la question du jugement, ou pour les formes de la manipulation, complètent les motifs d’une filmographie qui retournera finalement en terres allemandes en 1958, pour trois derniers longs-métrages.
USA / 1h32 / Imdb / DVD
Titre original : Fury
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Dead Man • Jim Jarmusch • 1995 Jim Jarmusch / 1995

Bill Blake, jeune comptable en route pour l’Ouest américain, devient malgré lui un hors-la-loi traqué. Blessé, il est recueilli par Nobody, un Amérindien qui l’identifie d’emblée à son homonyme défunt, le poète anglais William Blake, et décide de sauver son âme…
Jim Jarmusch (1953-) est, depuis les années 80, l’une des figures emblématiques du cinéma indépendant américain – dont il est, aux côtés de Tarantino, le principal représentant de la veine post-moderne (collages de références, de musiques, de formes ou de genres). Son cinéma fait d’errances (en cela héritier de celui de Wim Wenders, entre autres nombreuses influences – Ray, Fuller, Melville, Keaton…) s’accompagne d’un burlesque parcimonieux et pince-sans-rire, d’un rythme lent, et d’une forme précise et épurée.
USA / 2h01 / Imdb / DVD
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O Cangaceiro • Lima Barreto • 1953 Lima Barreto / 1953

Dans les années 30, les cangaceiros terrorisent le Nord-Est brésilien. L’un d’entre eux, Teodoro, tombe amoureux d’une institutrice qu’ils ont kidnappée. Alors que le soir tombe, et que le groupe fête ses méfaits, la compagne de Teodoro chante sa jalousie…
Lima Barreto (1906-1982) fut d’abord acteur et journaliste, avant de commencer à tourner des documentaires dans les années 40. Passant à la fiction, il réalise avec O Cangaciero le premier film brésilien acclamé à l’international, et de loin son plus connu : une célébration du folklore brésilien où se mêlent les influences de son passé de documentariste, du cinéma mexicain des années 40, et du western hollywoodien. Ce film relance par ailleurs, au Brésil, le film de cangaço (genre proche du western, centré sur les bandits du Norsdeste), qui connaîtra de beaux jours la décennie suivante.
Brésil / 1h45 / Imdb / DVD
Titre français (peu usité) : Sans peur, sans pitié
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Le Roi des rois • Cecil B. DeMille • 1927 Cecil B. DeMille / 1927

Une mise en images de versets bibliques évoquant la vie du Christ.
Cecil B. DeMille (1881-1959) fut le cinéaste hollywoodien des superproductions et des foules – le péplum et le film historique, pour ces raisons, furent ses genres de prédilection. Mais pas seulement par goût du gigantisme : profondément croyant, le cinéma de DeMille est déchiré entre l’angoisse de visions noires (foules sensuelles et chaotiques, animées de pulsions, risquant de sombrer dans l’ombre) et l’apaisement d’un tableau éthéré du religieux. Parangon du cinéma populaire (tout en ayant conservé tout au long de sa carrière, fait rare, une totale liberté artistique), il est également connu pour un film fondateur extrêmement influent (Forfaiture, 1915), pour ses comédies vaudevillesques des années 20, pour l’utilisation chatoyante de la couleur qui marqua la fin de sa filmographie, et pour son soutien de sinistre mémoire au maccarthysme.
USA / 2h38 / Imdb / DVD
Titre original : The King of Kings