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Le Rideau cramoisi • Alexandre Astruc • 1953 Alexandre Astruc / 1953

Un jeune officier hussard est nouvellement promu dans une petite garnison de province, où il s’ennuie à mourir. En pension chez un vieux couple, il fait bientôt la connaissance de leur fille Albertine…
Alexandre Astruc (1923-2016), esprit curieux s’étant nourri auprès des milieux intellectuels parisiens (littéraires, philosophiques), est surtout connu pour son apport théorique : avec son article sur la “caméra-stylo” (1948), qui célèbre la mise-en-scène comme une nouvelle forme de langage, il écrit un texte fondateur pour la cinéphilie française, ouvrant la voie à la future Nouvelle vague. Sa filmographie, dominée par son très remarqué premier moyen-métrage (Le Rideau Cramoisi), se déclinera ensuite en une dizaine de films littéraires et psychologiques – dont une série d’adaptations de romans qu’il poursuivra, passées les années 60, à la télévision.
France / 0h44 / Imdb / VOD
Diffusé en salle dans le double-programme Les Crimes de l’amour
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Le Chant de la fidèle Chunhyang • Im Kwon-taek • 2000 Im Kwon-taek / 2000

Au XVIIIe siècle, Mongryong, un jeune aristocrate, rencontre la jeune Chunhyang, fille de courtisane, dont il tombe instantanément amoureux. Mais il doit la quitter pour suivre son père à la capitale. Le nouveau gouverneur de la région, ayant entendu parler de la beauté de Chunyang, exige qu’elle se donne à lui…
Im Kwon-taek (1936-), cinéaste aux cent films, fut d’abord sous la dictature sud-coréenne un réalisateur de séries B produites à la chaîne, à un rythme infernal – une période de sa filmographie qu’il reniera complètement par la suite. Avec L’Arbre généalogique, en 1979, il s’ouvre à la réalisation de films plus personnels, et devient bientôt l’un des cinéastes coréens les plus réputés. Avec un style calme et serein, parfois traversé de sexualité, ses films les plus célèbres se penchent sur le passé Coréen (culture, histoire nationale), et sur la manière dont ce patrimoine mental persiste dans l’époque présente – que ce soit le bouddhisme (Mandala), les traumatismes de la guerre (Gilsoddeum), la peinture Joseon (Ivre de femmes et de peinture) ou encore le Pansori (La Chanteuse de Pansori).
Corée du Sud / 1h56 / Imdb / DVD
Titre original : Chunhyangjeon
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La Déesse agenouillée • Roberto Gavaldón • 1947 Roberto Gavaldón / 1947

Un ingénieur chimiste est dévoré par sa passion pour un mannequin. Celle-ci sert de modèle à une sculpture que l’homme offre à son épouse…
Roberto Gavaldón (1909-1986) fut un réalisateur central de l’âge d’or du cinéma mexicain. Surnommé “le roi du mélodrame”, il fut en fait surtout le cinéaste des passions intenses et exacerbées, se doublant parfois d’une obsession pour la mort, mais ce quelque soit le genre (film noir, ranchero…) : dans ses films, les personnages se retrouvent souvent dominés par ce qui les fascine et les obsède. Également connu pour ses qualités techniques (contre-jours, subdivision des espaces, profondeur de champ), Gavaldón importa une partie des traits formels du film noir américain (Anthony Mann, Joseph H. Lewis…) au sein du cinéma mexicain, qui construisait alors son identité.
Mexique / 1h47 / Imdb / DVD
Titre original : La diosa arrodillada
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La Mort du cygne • Evgueny Bauer • 1917 Evgueny Bauer / 1917

Un peintre est fasciné par une jeune danseuse dépressive, qui a renoncé aux bonheurs de la vie. Il en fait son modèle et la couvre d’éloges, jusqu’à se faire inquiétant… [article]
Evgueny Bauer (1865-1917) est avec Protazanov le plus célèbre cinéaste de la Russie pré-soviétique. Venu au cinéma par la direction artistique, il développe une œuvre dominée par les mélodrames bourgeois au romantisme macabre, où la mélancolie des amours malheureuses se teinte de noirceur, de pulsions morbides, d’ironie cruelle, ou encore d’onirisme. Fuyant les évènements révolutionnaires, il se blesse puis meurt en 1917, laissant derrière lui une filmographie de seulement cinq ans, et quelques 80 courts-métrages.
Russie / 0h49 / Imdb / DVD
Titre original : Umirayushchiy lebed
Autre titre français : Le Cygne mourant
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La Chair et le Diable • Clarence Brown • 1926 Clarence Brown / 1926

Léo et Ulrich, rejetons de la grande aristocratie européenne, sont de grands amis d’enfance. Un jour, Léo tombe amoureux d’une comtesse, la belle Felicitas…
Clarence Brown (1890-1987), aujourd’hui relativement oublié des panthéons cinéphiles, fut pourtant un réalisateur central du muet hollywoodien, et l’un des cinéastes les plus prolifiques de la période parlante. D’abord disciple et assistant de Maurice Tourneur, il passe derrière la caméra en 1920, puis rejoint rapidement la MGM qu’il ne quittera plus – et de fait, son cinéma aux accents pictorialistes est avant tout exemplaire du style de la firme (idéalisation des acteurs, perfection technique, esthétique romantique). Après avoir aidé à façonner le mythe Greta Garbo (pour qui il tournera sept films), il connaît d’autres succès critiques et populaires, mais restera avant tout, selon ses propres mots, un “company-man”, un réalisateur de studio efficace enchaînant les films, cherchant simplement la meilleure mise en image du scénario qu’on lui a fourni.
USA / 1h52 / Imdb / DVD
Titre original : Flesh and the Devil
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Raincoat • Rituparno Ghosh • 2004 Rituparno Ghosh / 2004

Mannu est sans emploi : il se rend à Calcutta pour emprunter de l’argent à d’anciens amis, afin de monter une affaire et remonter la pente. Entre deux visites, il se rend à la demeure de son ancienne fiancée, qui lui préféra finalement un homme riche, et qu’il n’a pas vue depuis des années…
Rituparno Ghosh (1963-2013), d’origine bengali, fut l’un des réalisateurs les plus singuliers du cinéma indien contemporain. Remarqué dès son second film (Unishe April, 1992, succès commercial et critique), il entame une curieuse filmographie en équilibre entre la production bollywoodienne populaire (dont il reprend la forme et les effets, certains codes, parfois les acteurs) et le cinéma indépendant bengali (nombreux dialogues, films en chambre, chansons parfois absentes – il se réclame lui-même de Satyajit Ray). Sa carrière, marquée par les adaptations (Rabindranath Tagore en premier lieu, mais aussi Shakespeare, O. Henry…), et par les portraits de figures féminines en souffrance, se terminera de manière plus inédite encore, par une série de films centrés sur la sexualité, où Rituparno Ghosh aborde frontalement l’homosexualité et la question transgenre, imprimant sa propre transition à l’image en devenant l’acteur de ses propres films.
Inde / 1h57 / Imdb / DVD