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Dead Man • Jim Jarmusch / 1995 Jim Jarmusch / 1995

Bill Blake, jeune comptable en route pour l’Ouest américain, devient malgré lui un hors-la-loi traqué. Blessé, il est recueilli par Nobody, un Amérindien qui l’identifie d’emblée à son homonyme défunt, le poète anglais William Blake, et décide de sauver son âme…
Jim Jarmusch (1953-) est, depuis les années 80, l’une des figures emblématiques du cinéma indépendant américain – dont il est, aux côtés de Tarantino, le principal représentant de la veine post-moderne (collages de références, de musiques, de formes ou de genres). Son cinéma fait d’errances (en cela héritier de celui de Wim Wenders, entre autres nombreuses influences – Ray, Fuller, Melville, Keaton…) s’accompagne d’un burlesque parcimonieux et pince-sans-rire, d’un rythme lent, et d’une forme précise et épurée.
USA / 2h01 / Imdb / DVD
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Faust • Alexandre Sokourov / 2011 Alexandre Sokourov / 2011

Le docteur Faust s’applique à rechercher l’âme en éviscérant les cadavres. Un vieil et étrange usurier lui offre son aide, et lui présente la jeune Marguerite, dont Faust tombe éperdument amoureux…
Alexandre Sokourov, ou Alexandr Sokurov (1951-) fut à la VGIK l’élève d’Andreï Tarkovski – et son œuvre mystique, esthète, hypnotique, imprégnée par la question de l’âme russe, en garde indéniablement la trace. Le trait de signature le plus marquant de Sokourov est la distorsion de l’image et de sa colorimétrie, qui fait aussi un pont vers les autres arts (peinture, littérature) avec lequel son cinéma tisse de nombreux liens. Mais c’est surtout le premier outil d’une narration évasive et hagarde, comme sortie d’un rêve, que le cinéaste confronte à de multiples sujets mélancoliques (films sur le passé historique et ses figures, sur la filiation, sur le voyage…).
Russie (film tourné en allemand) / 2h20 / Imdb / DVD
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Usalullaby • Asami Ike / 2013 Asami Ike / 2013

Un corps géant flotte dans le noir… (ouverture du film)  [article]
Asami Ike (1987-) est l’un des nombreux visages de l’animation indépendante japonaise du nouveau siècle – une nuée de jeunes cinéastes évoluant entre expérimental, art de musée, clip, et pastilles web, et dont le travail (souvent limité à quelques courts-métrages) se diffuse presque exclusivement dans les circuits parallèles (festivals, universités, internet). Formée à la Gedai (le département universitaire qui fut le principal foyer de cette mouvance), Asami Ike ébauche un cinéma ouaté et rêveur, régressant vers les sensations de l’enfance, autour de quelques figures animales récurrentes (cétacés, lapins, chiens).
Japon / 0h06 / Imdb / Film entier / DVD
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Le Sud • Víctor Erice / 1983 Víctor Erice / 1983

Espagne, années 50. Une jeune fille se souvient de son enfance dans un village du Nord, et de l’adoration qu’elle vouait à son père, médecin et sourcier, qui la fascinait.
Víctor Erice (1940-) est un cinéaste rare : bien qu’ayant connut un succès critique immédiat (son premier film, L’Esprit de la ruche, fut partout acclamé), il ne réalisa que trois longs-métrages, espacés chacun de dix ans. Son cinéma à la fois sobre et onirique, mêlant acteurs professionnels et amateurs, se penche sur l’enfance et la mémoire, dans un univers teinté de mélancolie et de nostalgie. Le point de vue des enfants et leurs peurs lui permirent également, à ses débuts, de peindre l’atmosphère du franquisme sans le nommer.
Espagne / 1h35 / Imdb / DVD
Titre original : El Sur
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Boulevard de la mort • Quentin Tarantino / 2007 Quentin Tarantino / 2007

Un soir, au bar, quatre amies sympathisent avec l’énigmatique Mike, un ancien cascadeur balafré. Il se propose de reconduire l’une d’elles dans sa voiture, spécialement équipée pour filmer les cascades de cinéma…
Quentin Tarantino (1963-) fut l’une des grandes révélations de l’explosion des indépendants US dans les années 90, et reste l’un des rares cinéastes contemporains à tracer un trait d’entente entre la critique spécialisée et le public populaire. Son cinéma prend racine sur un entrelacs de référents cinématographiques, qui en contaminent profondément le style et la narration – se nourissant notamment des formes du cinéma de genre d’après-guerre (Sergio Leone, Russ Meyer, William Witney, wu xia pian, blaxploitation…), mais aussi de bien d’autres horizons (influences marquées de Jean-Luc Godard, Howard Hawks, ou Akira Kurosawa). Narrativement tortueux, chapîtrés, et souvent centrés autour d’histoires de vengeance, ses films alternent entre des phases d’action violentes et un plaisir appuyé du dialogue.
USA / 1h53 / Imdb / DVD
Titre original : Death Proof
POSTER Rattrap3

Rat Trap • Adoor Gopalakrishnan / 1981 Adoor Gopalakrishnan / 1981

Unni, le dernier héritier masculin d’une famille féodale en décadence, n’accepte pas de s’adapter aux changements de la société. Isolé avec ses sœurs, sombrant dans l’apathie et la paranoïa, il se repose de plus en plus sur la cadette…  [article]
Adoor Gopalakrishnan (1941-) est l’un des réalisateurs les plus reconnus du cinéma de Kerala (région du sud de l’Inde). Venu du théâtre, fortement influencé par les indépendants du cinéma bengali (Satyajit Ray, Ritwik Ghatak…), et dans un style d’une extrême méticulosité, il met en scène des contes cruel où les personnages écrasés de torpeur, pris dans des mécaniques qui les dépassent, s’abîment à la lisière de la folie.
Inde / 2h01 / Imdb / DVD
Titre original : Elippathayam