Bienvenue sur Cinexploria !

Cinexploria est une sélection d'extraits de films, qui vous permet de découvrir l'histoire et la géographie du cinéma. C'est votre première visite ? Alors quelques précisions :

- Pour voir les extraits en plein écran, cliquez sur l'icône fullscreen-icon en bas à droite des fenêtres vidéo (pour les smartphones et tablettes, faites apparaître cette barre de contrôles en touchant le bas des vidéos).

- Vous avez aimé un film ? Cliquez sur son titre ! Vous accèderez à sa page, où vous trouverez une présentation du cinéaste, des catégories pour découvrir d'autres films semblables, et la possibilité de laisser des commentaires.

- Attention, utilisateurs de smartphone : ce site est peu adapté aux connexions 3G ! Pour garantir une bonne qualité d'image, les vidéos sont compressées à haut débit. Sur un téléphone, elles peuvent donc être longues à charger...

- Ce site fonctionne mal sur Internet explorer : préférez l'utilisation d'un autre navigateur.

Si vous avez une question quelconque (éditoriale, technique, légale), passez d'abord voir si elle n'est pas déjà présente dans la Foire aux questions.

Bonne visite !

X Fermer

POSTER-murderer-5b

The Murderer • Na Hong-jin • 2010 Na Hong-jin / 2010

À Yanji, ville chinoise coincée entre la Corée du Nord et la Russie, Gu-Nam, chauffeur de taxi, est sans nouvelles de sa femme partie chercher du travail en Corée du Sud il y a six mois. Un parrain local lui propose de lui faire traverser la Mer Jaune, et d’effacer ses dettes – à la condition qu’il accepte d’assassiner pour lui un inconnu…
Na Hong-jin (1974-) est l’un des représentants du nouveau polar sud-coréen, dont il malmène et reformule les codes et conventions. Centré sur la question du mal, que ce soit au travers d’un prisme individuel (The Chaser), sociétal (The Murderer) ou fantastique (The Strangers), son cinéma réattribue à la violence sa dimension sauvage et brouillonne, son extrême souffrance (mutilations, impuissance dépressive), ou encore ses pulsions de survie – le tout vivifié par un sens du burlesque noir.
Corée du Sud / 2h37 / Imdb / DVD
Titre original : Hwanghae
Titre international : The Yellow Sea
POSTER boatpeople2

Boat People • Ann Hui • 1982 Ann Hui / 1982

Un jeune reporter photographe japonais, Akutagawa, arrive plein d’enthousiasme dans la jeune République démocratique du Vietnam. Mais sans cesse accompagné par deux responsables des affaires culturelles, il se met à douter de la spontanéité des scènes dont il est témoin. Décidant de s’en éloigner, et de découvrir la ville seul, il fait la rencontre de Cam Nuong, une adolescente de 14 ans…
Ann Hui (1947-) fut l’une des figures les plus reconnues de la “nouvelle vague hongkongaise”, au tournant des années 80. Comme beaucoup de ses collègues, elle fait ses armes à la télévision, par une série de reportages qui conditionneront ses méthodes de travail sur ses futures fictions (approche réaliste, recherches poussées en amont des films), ainsi qu’une partie de ses sujets de prédilection (le questionnement politique ou social, l’exil et l’identité). En découle, entre autres films, sa “trilogie vietnamienne” que Boat People vient conclure. La suite de sa carrière, moins âpre et plus apaisée, continuera cependant à se pencher sur les drames mêlant intime et social, en se concentrant sur les personnages féminins et/ou âgés.
Hong Kong / 1h49 / Imdb / DVD
Titre français (inusité) : Passeport pour l’enfer
Titre original : Tau ban no hoi
POSTER jourseleve4

Le Jour se lève • Marcel Carné • 1939 Marcel Carné / 1939

François vient d’assassiner Valentin. Au comble du désespoir, il s’est barricadé dans son appartement. Tandis que la police l’assiège, il se repasse en pensée les événements qui l’ont conduit au crime…
Marcel Carné (1906-1996), d’abord assistant de René Clair et de Jacques Feyder, réalise avec Quai des brumes (1938) un film extrêmement influent. Il devient alors le maître du réalisme poétique – ce genre français qui, dans les années 30 et 40, mélangea un réalisme ouvrier et prolétaire, aux dialogues gouailleurs très écrits, avec une ambiance maudite et poisseuse, aux accents presque fantastiques. On lui reprocha parfois, par la suite, un tableau complaisant du Paris populaire, ou encore d’avoir moins été metteur en scène qu’un habile réunisseur de talents (Prévert aux dialogues, Trauner aux décors, Jaubert à la musique…). Sa filmographie régulièrement attaquée (en premier lieu par la Nouvelle vague), et tout aussi régulièrement réhabilitée, reste un élément central de l’histoire du cinéma français.
France / 1h33 / Imdb / DVD
POSTER walkabout1

Walkabout • Nicolas Roeg • 1971 Nicolas Roeg / 1971

Un père de famille amène ses deux enfants au milieu du bush australien, avec l’intention de les tuer. Son projet rate, et il se suicide. Le frère et la sœur se retrouvent alors perdus au milieu de nulle part. Errant dans le désert, ils croisent un adolescent aborigène qui fait son “walkabout”… (ouverture du film)
Nicolas Roeg (1928-2018), bien qu’ayant d’abord travaillé comme chef-opérateur, est surtout connu comme un cinéaste du montage, auteur de films-puzzles qui perdent leurs personnages dans des mondes, ou des décors, qui ne sont pas les leurs. Son cinéma déconstruit et éclaté, exigeant mais néanmoins plus accessible que celui de la plupart des cinéastes modernes européens, fit de lui une influence importante pour beaucoup de réalisateurs anglophones contemporains (Danny Boyle, Christopher Nolan, Steven Soderbergh…).
Royame-Uni, Australie / 1h30 / Imdb / DVD
Titre français : La Randonnée
POSTER Octobre2

Octobre • Sergueï M. Eisenstein • 1928 Sergueï M. Eisenstein / 1928

Février 1917 : le système tsariste s’effondre, et la bourgeoisie prend provisoirement le pouvoir. À Saint-Pétersbourg, les manifestations populaires sont réprimées dans le sang…
Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein (1898-1948) est l’un des cinéastes les plus célèbres de l’histoire du cinéma – et l’emblème virtuose de l’école soviétique muette qui, dans la deuxième partie des années 20, explora toutes les possibilités expressives, narratives, et esthétiques du montage. Si Eisenstein a beaucoup théorisé son propre cinéma, et inventé de nombreux concepts (montage des attractions, montage polyphonique ou vertical…), son œuvre possède aussi une part plus inconsciente : exultante, extatique, impulsive, violente, voire sexuelle. La liberté artistique et les moyens inédits dont il bénéficie durant le muet (où il chante l’histoire de la révolution soviétique) ne dureront pas : parti un temps à l’étranger (Europe, USA, Mexique), il aura bien plus de difficultés à son retour en URSS, ses films parlants rencontrant la réticence et la censure du pouvoir Stalinien.
Grigori Aleksandrov (1903-1983) est d’abord connu pour avoir été le collaborateur (acteur, co-scénariste) d’Eisenstein, et surtout son co-réalisateur sur deux de ses films muets (Octobre et La Ligne générale). Il le suivra jusqu’au Mexique, puis prend son indépendance et retourne en Russie avec un film burlesque, qui est aussi le premier film musical soviétique (Les jolis garçons, 1934, énorme succès en salles). Il sera paradoxalement moins inspiré suite à la mort de Staline (alors même que le censure désserre quelque peu son étau), se retranchant dans la réalisation de films documentaires sur la révolution.
URSS / 2h22 / Imdb / DVD
Titre complet : Octobre : dix jours qui ébranlèrent le monde
Titre original : Oktyabr’ : Desyat’ dney kotorye potryasli mir
Coréalisé avec Grigori Aleksandrov
POSTER oeufdelange-4b

L’Œuf de l’ange • Mamoru Oshii • 1985 Mamoru Oshii / 1985

À l’aube d’un second déluge, une petite fille trouve un œuf, qu’elle garde tout contre elle. Un jeune homme croise son chemin, et décide de l’accompagner dans ses errances…
Mamoru Oshii (1951-) fut une figure centrale de l’âge d’or du cinéma d’animation japonais. Son style singulier marie des influences a priori contradictoires : celle du cinéma moderne européen le plus austère (Antonioni, Melville, Bergman, Tarkovski…), mais aussi l’héritage direct de l’animation japonaise d’alors. En découle une série de films à la lenteur hypnotique, pétris d’un symbolisme cryptique et remplis de dialogues philosophiques, que viennent électrocuter par intermittences de violentes scènes d’action. Oshii est également réalisateur de films en prises de vue réelles, mais ce sont ses œuvres animées (et notamment Ghost In The Shell, 1995) qui auront une influence majeure sur le cinéma d’action mondial, et notamment Hollywoodien (James Cameron, les Wachowski).
Japon / 1h21 / Imdb / DVD
Titre original : Tenshi no tamago