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The Taste of Tea • Katsuhito Ishii • 2004 Katsuhito Ishii / 2004

Le quotidien des Haruno, qui habitent une petite ville de montagne près de Tokyo.
Katsuhito Ishii (1966-), dont les deux premiers films connurent un grand succès au box-office, est resté totalement invisible en occident jusqu’à The Taste of Tea – dont la forme apaisée de chronique familiale (qui n’est pas une constante de son cinéma) cadrait sans doute mieux avec la vision que les festivals avaient alors du cinéma japonais. Marqué par la publicité (où il fit ses armes), ainsi que par des cinéastes comme Lynch, Kitano ou Tarantino, mais aussi par le manga et l’animation (qui investissent plusieurs de ses films), Ishii compose un cinéma patchwork et imprévisible, électrisé par un humour loufoque et burlesque, graphiquement stylisé et parfois survolté.
Japon / 2h23 / Imdb / DVD
Titre original : Cha no Aji

Walkabout • Nicolas Roeg • 1971 Nicolas Roeg / 1971

Un père de famille amène ses deux enfants au milieu du bush australien, avec l’intention de les tuer. Son projet rate, et il se suicide. Le frère et la sœur se retrouvent alors perdus au milieu de nulle part. Errant dans le désert, ils croisent un adolescent aborigène qui fait son « walkabout »… (ouverture du film)
Nicolas Roeg (1928-2018), bien qu’ayant d’abord travaillé comme chef-opérateur, est surtout connu comme un cinéaste du montage, auteur de films-puzzles qui perdent leurs personnages dans des mondes, ou des décors, qui ne sont pas les leurs. Son cinéma déconstruit et éclaté, exigeant mais néanmoins plus accessible que celui de la plupart des cinéastes modernes européens, fit de lui une influence importante pour beaucoup de réalisateurs anglophones contemporains (Danny Boyle, Christopher Nolan, Steven Soderbergh…).
Royame-Uni, Australie / 1h30 / Imdb / DVD
Titre français : La Randonnée

Une séparation • Asghar Farhadi • 2011 Asghar Farhadi / 2011

Son épouse décidant de le quitter, Nader engage une aide-soignante pour s’occuper de son père malade. Il ignore alors que la jeune femme est enceinte et a accepté ce travail sans l’accord de son mari… (ouverture du film)
Asghar Farhadi (1972-), qui a consacré ses années d’études au théâtre et travailla également comme scénariste, fait quelque peu rupture avec le cinéma d’auteur iranien des années 80-90, qui fut surtout connu pour la radicalité de sa mise en scène (dispositifs explicites, étirement du temps, jeux avec le réel). Les films de Farhadi, sous leur parure réaliste, sont eux des machines narratives implacables, qui connaissent un succès tant festivalier que populaire. Ses récits rythmés et plein de tension vont souvent fouiller le passé, les secrets, ou les non-dits des liens (amicaux, salariés, amoureux, familiaux…) d’un petit groupe de personnages – microcosme dont les mésaventures laissent apparaître, en sourdine et par l’expérience du quotidien, les tensions qui déchirent la société iranienne.
Iran / 2h09 / Imdb / DVD
Titre original : Djodāï-yé Nāder az Simin

L’Œuf de l’ange • Mamoru Oshii • 1985 Mamoru Oshii / 1985

À l’aube d’un second déluge, une petite fille trouve un œuf, qu’elle garde tout contre elle. Un jeune homme croise son chemin, et décide de l’accompagner dans ses errances…
Mamoru Oshii (1951-) fut une figure centrale de l’âge d’or du cinéma d’animation japonais. Son style singulier marie des influences a priori contradictoires : celle du cinéma moderne européen le plus austère (Antonioni, Melville, Bergman, Tarkovski…), mais aussi l’héritage direct de l’animation japonaise d’alors. En découle une série de films à la lenteur hypnotique, pétris d’un symbolisme cryptique et remplis de dialogues philosophiques, que viennent électrocuter par intermittences de violentes scènes d’action. Oshii est également réalisateur de films en prises de vue réelles, mais ce sont ses œuvres animées (et notamment Ghost In The Shell, 1995) qui auront une influence majeure sur le cinéma d’action mondial, et notamment Hollywoodien (James Cameron, les Wachowski).
Japon / 1h21 / Imdb / DVD
Titre original : Tenshi no tamago

Adieu ma concubine • Chen Kaige • 1993 Chen Kaige / 1993

Chine, 1925. Douxi, jeune fils d’une prostituée, est abandonné par sa mère à l’école de l’opéra de Pékin…
Chen Kaige (1952-), comme nombre de cinéastes de la cinquième génération, grandit dans le contexte traumatisant de la révolution culturelle. Il est formé comme ses confrères à l’Université de cinéma de Pékin – ses amis de promotion sont les autres grands cinéastes de la période : Zhang Yimou (qui sera aussi son chef-opérateur) et Tian Zhuangzhuang. Il développe dès son premier film (Terre jaune, 1984) une forme sytlisée, et un regard critique posé sur le régime communiste. La Palme d’or à Adieu ma concubine couronne une jeune filmographie qui, par la suite, se perdra dans un style plus docile, académique et pompier, au diapason de l’émergence du blockbuster chinois.
Chine / 2h51 / Imdb / DVD
Titre original : Ba wang bie ji

Le Retour • Andreï Zviaguintsev • 2003 Andreï Zviaguintsev / 2003

La vie de deux frères est bouleversée par la réapparition de leur père, qu’ils ne connaissent que par une photographie vieille de douze ans… (ouverture du film)
Andreï Zviaguintsev (1964-), qui fut d’abord acteur au théâtre, connut un succès international avec son premier film, Le Retour, lion d’or à Venise. En découle une filmographie sévère, extrêmement marquée par le cinéma de Tarkovski (lenteur, importance de la nature, iconographie religieuse…), mais posant aussi un regard moral et féroce sur la Russie contemporaine, dépeinte comme un monde corrompu et déshumanisé, ayant perdu tout contact avec sa spiritualité.
Russie / 1h50 / Imdb / DVD
Titre original : Vozvrashchenie