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La Nuit du loup-garou • Terence Fisher • 1961 Terence Fisher / 1961

Espagne. XVIIIème siècle. Fruit d’un viol horrible, le petit Leon est adopté par un vieux professeur, Alfredo Carido. Mais alors que le garçon grandit, des animaux de la région sont retrouvés massacrés…
Terence Fisher (1904-1980) fut le cinéaste phare de la Hammer, où il réalisa nombre de films d’horreur, renouvelant les figures traditionnelles du genre (Dracula, Frankenstein…). À de nombreux égards, on peut considérer Fisher comme le père du cinéma B d’après-guerre : il y amène l’usage sanglant de la couleur, une horreur plus matérialiste, et tout un monde de pulsions déromantisant la figure du monstre. Chez Fisher, ces élans macabres et sexués évoluent encore sous la surface d’une forme décente et classique, voire austère (avec laquelle le fond pulsionnel des films est toujours comme en tension). Ce ne sera plus le cas chez un certain nombre de ses contemporains (Mario Bava, par exemple), qui peuvent être vus comme les héritiers directs du tournant qu’il a initié.
La Hammer Film Productions, fondée en 1934, est surtout célèbre pour ses films des années 50 et 60. Spécialisée dans la série B, la société eut une production plus diversifiée qu’on ne le croit parfois : thrillers policiers, science-fiction, mélodrames, films de mondes perdus… Mais c’est le cinéma fantastique gothique (un tiers de sa production) qui fit le succès du studio : une série de films au cachet très anglais, prenant souvent place dans un cadre victorien, et déchirés par des éclats d’horreur. Reposant sur une poignée de cinéastes talentueux (Terence Fisher, Val Guest…) et sur deux acteurs majeurs (Christopher Lee et Peter Cushing), la Hammer eut une grande influence à l’international.
Royaume-Uni / 1h33 / Imdb / DVD
Titre original : The Curse of the Werewolf
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Jusqu’au bout du rêve • Phil Alden Robinson • 1989 Phil Alden Robinson / 1989

Ray Kinsella, un citadin, s’est installé dans l’Iowa avec sa femme et sa fille, afin d’y devenir fermier…
Phil Alden Robinson (1950-), cinéaste au style sobre et classique, n’a réalisé que très peu de films, ne souhaitant s’investir que dans les projets lui tenant à cœur. D’où cette très longue période sans tourner (2002-2014), émaillée de scénarios écrits mais non produits. La carrière de Robinson reste par ailleurs assez éclectique : scénariste et producteur exécutif à l’occasion, s’investissant dans le “Board of Governors” de l’académie des oscars, tournant plusieurs documentaires humanitaires en Bosnie…
USA / 1h47 / Imdb / DVD
Titre original : Field of Dreams
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Senso • Luchino Visconti • 1954 Luchino Visconti / 1954

En 1866, la Vénétie est sous le joug de l’occupant autrichien. La comtesse Livia Serpieri est de ceux qui s’opposent avec vigueur à cette mainmise étrangère. Jusqu’au jour où elle s’éprend violemment d’un jeune lieutenant du camp ennemi…
Luchino Visconti (1906-1976) fut d’abord un pionnier du néoréalisme italien, auquel il donna deux de ses plus grands films (Ossessione et La Terre tremble). Si le reste de sa carrière ne suivra pas cette voie, on trouve déjà dans ces premiers films la veine opératique, romanesque et sensuelle qui coulera tout au long de sa filmographie. Sa carrière peut se lire comme un lent démasquage de la décadence de l’aristocratie, des premiers films où son déclin sourde sous la sophistication (Senso, Le Guépard), jusqu’aux œuvres plus tardives où elle pourrit à ciel ouvert (Les Damnés, Mort à Venise).
Italie / 2h03 / Imdb / DVD
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Mother India • Mehboob Khan • 1957 Mehboob Khan / 1957

Dans l’Inde rurale, une jeune femme modeste est contrainte d’élever seule ses deux fils. L’un d’eux, scandalisé par ce que doit subir sa mère, va se révolter contre l’usurier local…
Mehboob Khan (1907-1964) est resté dans la mémoire du cinéma indien comme le cinéaste de la démesure, des fastueux décors, et des grandes fresques. Influencé à la fois par les productions hollywoodiennes de Cecil B. DeMille (pour les grands extérieurs, la monumentalité, l’utilisation de la couleur) et par le cinéma muet soviétique (pour les thèmes, les cadrages, certains motifs), il développe un cinéma centré sur les rapports entre pauvres et puissants. Mother India, énorme succès et apogée de sa carrière, sera l’un des films les plus vus en Inde (il reste diffusé en salles sans discontinuer jusqu’au milieu des années 90).
Inde / 2h52 / Imdb / DVD
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Onibaba • Kaneto Shindō • 1964 Kaneto Shindō / 1964

Dans le Japon médiéval, durant la guerre, une vieille femme et sa bru survivent en assassinant et depouillant les soldats qui s’aventurent dans les marais environnants…
Kaneto Shindō (1912-2012) fut l’une des figures de la nouvelle vague japonaise. Formé auprès de Mizoguchi, et scénariste pour les grands cinéastes de son temps (Ichikawa, Kinoshita, Suzuki), il développe d’abord un cinéma d’inspiration marxiste, centré sur les classes prolétaires, qui atteint son apogée avec l’observation contemplative du travail paysan dans L’île nue, son film le plus célèbre. Cette préoccupation se mariera, tout au long de sa prolifique filmographie, à d’autres motifs récurrents – les figures de femmes fortes, la sexualité, ou encore la question du primitif (par l’adaptation d’anciens contes populaires, notamment).
Japon / 1h43 / Imdb / DVD
Titre français : Onibaba, les tueuses
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Le Wazzou polygame • Oumarou Ganda • 1971 Oumarou Ganda / 1971

Un homme riche et pieux épouse la jeune Satou contre son gré, alors qu’il a déjà deux femmes. Celles-ci deviennent jalouses…
Oumarou Ganda (1935-1984) est d’abord connu comme l’acteur principal de Moi un noir de Jean Rouch, tourné alors qu’il travaillait en Côte d’Ivoire. Cette expérience lui donnant le goût du cinéma, il retourne au Niger où il réalisera plusieurs moyen-métrages, à la fois nourris de son expérience personnelle (Cabascabo relate la guerre d’Indochine, où Ganda fut envoyé lorsqu’il était jeune) et du regard, parfois mordant, qu’il porte sur la société qui l’entoure.
Niger-France / 0h50 / Imdb / DVD