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L’Inde fantôme • Louis Malle • 1969 Louis Malle / 1969

Au cours de l’année 1968, Louis Malle fait un voyage de six mois à travers l’Inde, caméra à la main… (ouverture du film)  [article]
Louis Malle (1932-1995), issu d’une grande famille bourgeoise, n’aura de cesse de tromper cet héritage familial par des passions politiques marxistes, un goût de l’altérité et du voyage (tournages en mer, en Inde, aux USA), et une habitude à traiter de sujets scandaleux (inceste, collaboration avec le nazisme…) – sujets qu’il filme d’une façon calme et dépassionnée, avec un regard totalement dénué de morale. Cette forme apaisée, voire traditionnelle, fit qu’il ne fut jamais tout à fait associé à la Nouvelle vague, bien qu’en étant contemporain. Il conserve plutôt l’image d’un franc-tireur, singulier tant par ses expérimentations et l’éclectisme chercheur de sa filmographie, que par sa capacité à toucher un large public, et à se fondre sans difficultés, à l’occasion, dans les formes du cinéma américain. Bien qu’ayant tourné plusieurs documentaires, il reste aujourd’hui surtout célèbre pour ses fictions.
France / 6h18 / Imdb / DVD
L’Inde fantôme est composé de 7 épisodes,
cet extrait est issu du premier d’entre eux (
La Caméra impossible).
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Senso • Luchino Visconti • 1954 Luchino Visconti / 1954

En 1866, la Vénétie est sous le joug de l’occupant autrichien. La comtesse Livia Serpieri est de ceux qui s’opposent avec vigueur à cette mainmise étrangère. Jusqu’au jour où elle s’éprend violemment d’un jeune lieutenant du camp ennemi…
Luchino Visconti (1906-1976) fut d’abord un pionnier du néoréalisme italien, auquel il donna deux de ses plus grands films (Ossessione et La Terre tremble). Si le reste de sa carrière ne suivra pas cette voie, on trouve déjà dans ces premiers films la veine opératique, romanesque et sensuelle qui coulera tout au long de sa filmographie. Sa carrière peut se lire comme un lent démasquage de la décadence de l’aristocratie, des premiers films où son déclin sourde sous la sophistication (Senso, Le Guépard), jusqu’aux œuvres plus tardives où elle pourrit à ciel ouvert (Les Damnés, Mort à Venise).
Italie / 2h03 / Imdb / DVD
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Les Ailes du désir • Wim Wenders • 1987 Wim Wenders / 1987

À Berlin, les anges errent. Ils ne voient le monde qu’en noir et blanc, et ne peuvent qu’assister aux événements – sans rien sentir, goûter, ou toucher. Mais ils entendent les pensées des humains, et ont le pouvoir de leur apporter du reconfort. Un jour, l’un d’eux tombe amoureux d’une trapéziste…
Wim Wenders (1945-) fut la figure centrale du Neuer Deutscher Film, et l’un des cinéastes européens les plus renommés des années 80. Son cinéma intimiste et romantique, fait d’errance et de mécommunication, se parera de doutes au fur et à mesure des années (il fut notamment à la tête du courant de pensée théorisant “la mort du cinéma”), tandis que sa filmographie naviguera entre projets allemands et américains (la dernière partie de sa carrière rencontrant un accueil critique plus mitigé). Il est également photographe.
Allemagne / 2h08 / Imdb / DVD
Titre original : Der Himmel über Berlin
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Hélas pour moi • Jean-Luc Godard • 1993 Jean-Luc Godard / 1993

Désireux d’épreuver les émotions humaines, Dieu a pris l’apparence d’un homme, Simon, pour coucher avec sa femme. Quelques temps plus tard, un éditeur, Abraham Klimt, se rend sur les lieux pour tenter de reconstituer l’histoire… (ouverture du film)
Jean-Luc Godard (1930-) fut une figure centrale de la nouvelle vague française, son premier film (À bout de souffle, 1960) ayant eu une influence considérable à travers le monde. Son cinéma mutera plusieurs fois ensuite : films de collectif (69-73), films utilisant la vidéo (73-79), retour au cinéma et aux stars (80-96), montage d’archives (88-2000)… Quelque soit la période, son cinéma se caractérise par une prépondérance du montage et un goût pour la rupture, ainsi que par un emploi poétique des références, aphorismes et citations.
France-Suisse / 1h35 / Imdb / DVD
POSTER Codes3b

Les Codes • Wojciech Has • 1966 Wojciech Has / 1966

Tadeusz revient à Cracovie après vingt ans d’absence pour comprendre ce qui est arrivé à son fils cadet, disparu durant la dernière guerre mondiale…
Wojciech Has (1925-2000) est le franc-tireur du cinéma polonais : son œuvre s’est construite à distance de la Nouvelle vague de son pays, dont il est pourtant contemporain, et il ne prit jamais sa carte au parti communiste. Son cinéma surréaliste, qui joue de la perméabilité entre réel et onirisme, est fait d’anti-héros voyageurs, confrontés au passé et à la mort.
Pologne / 1h20 / Imdb / DVD
Titre original : Szyfry
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Méditerranée • Jean-Daniel Pollet • 1963 Jean-Daniel Pollet / 1963

Un voyage autour de la Méditerranée, que le film interroge par un entrechoquement de mots et d’images.
Jean-Daniel Pollet (1936-2004), figure radicale de la modernité, reste relativement méconnu du grand public. Son œuvre bicéphale se partage entre fictions “traditionnelles” et essais documentaires, dont les voix-off poétiques font appel à divers auteurs (Philippe Sollers, Alexandre Astruc, Jean Thibaudeau). Même paralysé par un accident en 1989, il continuera à tourner depuis sa maison, approfondissant un cinéma plus que jamais occupé à scruter le monde et ses objets (Dieu sait quoi, 1994).
France / 0h44 / Imdb / DVD